Fabula, la recherche en littérature (agenda)

Comment j'ai inventé ma méthode (Séminaire B. Clément, au Collège International de Philosophie)

Evénement

Information publiée le dimanche 17 février 2002 par Fabula

Du 5 mars 2002 au 11 juin 2002, Carré des Sciences, 1, rue Descartes, 75005 Paris (Hebdomadaire (mardi))

Séminaire de Bruno CLÉMENT,

Université de Paris-VIII & Collège International de Philosophie.

Comment j'ai inventé ma méthode

Carré des Sciences, 1, rue Descartes, 75005 Paris

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mar 5 mars, mar 12 mars : Amphi A, 18h-20h

mar 19 mars : Amphi A, 18h30-20h30

mar 26 mars : Amphi B, 20h- 22h

mar 2 avril, mar 9 avril, mar 30 avril, mar 14 mai, mar

21 mai, mar 28 mai, mar 4 juin, mar 11 juin: Amphi A, 18h-20h

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Le séminaire se propose d’étudier des textes exposant non seulement une méthode (critique, philosophique, analytique, etc.), mais aussi le récit relatant l’invention de cette méthode. Dans un corpus allant de Descartes à Genette, en passant par Kant, Sainte-Beuve, Littré, Roussel, Spitzer, et d’autres, j’observerai l’intrication du théorique et du narratif. La question n’est pas seulement de savoir si l’un peut être dit (ou pensé) pur de l’autre, si la genèse de la méthode convient à la position théorique qu’elle inaugure ; elle est aussi d’envisager pour l’un comme pour l’autre toutes les conséquences théoriques de leur concours. S’il ne paraît pas impossible de voir dans le récit de genèse de la méthode un texte (déjà) théorique, peut-on (et si oui, comment) penser cette méthode, et le discours qu’elle promeut, à partir d’une théorie du récit ? S’il est vrai que le récit est le lieu où se configure, sous la forme d’une identité narrative (Paul Ricœur), ce qui résout l’aporie de la temporalité humaine, que dire d’un texte qui recourt (ne peut se dispenser de recourir) à lui pour “théoriser” ? Que devient l’identité narrative dans un texte qui progresse sans confesser sa dette à l’endroit de la narration ? L’horizon de l’enquête sera l’hypothèse d’une identité théorique, synthèse d’un hétérogène qui reste évidemment à circonscrire mais qui ne peut ignorer sa dimension narrative.

Pour poser autrement la question : comment penser le rapport entre la première personne (grammaticale) qui assume la narration de l’invention méthodique et l’autre première personne, celle, impersonnelle, conceptuelle, du discours philosophique ? Est-il si sûr qu’elles n’aient rien à voir, à faire, à dire ensemble ?

La conjonction texte narratif/texte théorique implique, on le voit, un dernier déplacement : au même titre que le récit qui l’introduit parfois, le texte théorique doit dans cette perspective être envisagé comme un objet textuel : sa grammaire, ses figures, son rythme, sa construction, sa matière, autant que la méthode dont il relève, sont théoriques.

Entrée libre


Responsable : B. Clément

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