Etudes rabelaisiennes, Tome XLVII:
Romain Menini, Rabelais et l'intertexte platonicien.
Genève : Droz, Travaux d'humanisme et de Renaissance, 2009, 224 p.
Présentation de l'éditeur :
Platon, que la Renaissance ne manque jamais de qualifier de « divin », est l'auteur le plus souvent cité par Rabelais. Découvert, dans les années 1520, au couvent de Fontenay-le-Comte par un jeune François tout aussi helléniste que franciscain,le philosophe grec n'a jamais cessé de prodiguer sa vénérable « authorité » – le plus souvent en son nom – tout au long de la carrière d'écriture du recréateur de Pantagruel. Comment Rabelais a-t-il lu Platon ? Il faut, pour répondre à cette question, ne pas réduire la figure de l'Antiquité aux seuls « beaulx dialogues», mais prendre en considération cette symphonie platonicienne qu'à la suite de Marsile Ficin les Humanistes pouvaient entendre. Grâce à une telle entente, toute syncrétique, Rabelais fait résonner dans son oeuvre une autorité (néo)platonicienne qu'il ne s'agit plus de percevoir comme une simple « source », mais comme un foisonnant intertexte dont la relecture, directe ou indirecte, est une perpétuelle récriture, qui ne cesse de varier entre 1532 et 1552.
Plato is the most quoted author by Rabelais.
Discovered in the 1520s at the Franciscan convent of Fontenay-le-Comte
by the young Hellenist, the Greek philosopher provided his highly
recognized “authority” throughout the whole career of Pantagruel's
recreator. What kind of Plato reader was Rabelais? To answer this
question, we cannot reduce the great figure of the Antiquity to his
only “beaulx dialogues” mentioned by Rabelais. From the Pantagruel to the Cinquiesme Livre the Rabelaisian reader must listen to this Platonic symphony that the Humanists could hear thanks to the works of Marsilio Ficino. The syncretic use of Plato's great name can no longer be considered only as the reference to a “source”, but as the perpetual rewriting of an intertext that haskept on changing from 1532 to 1552.
F. Fénéon, Nouvelles en trois lignes
V. de Changy, Fils de Rabelais
M. Détienne, Comparer l'incomparable (nouvelle éd. augmentée de 2 chap. inédit)
M. Détienne, Apollon le couteau à la main
M. Opitz, Le Livre de la poésie allemande
E. Hocquard, Méditations photographiques sur l'idée simple de nudité
M. Manolescu, A.-M. Paquet-Deyris, Lolita, cartographies de l'obsession (Nabokov, Kubrick)
E. Angel-Perez, A. Poulain, Endgame ou le théâtre mis en pièces
D. Ménager, L'Incognito. D'Homère à Cervantès
Paul-André Sagel, Le Théâtre du monde. Une histoire des masques
V. Giacomotto-Charra, La Forme des choses. Poésie et savoirs dans La Sepmaine de Du Bartas
O. Schefer, Des revenants : corps, lieux, images
J. Céard et F. Giacone (dir.), La Langue de Rabelais et la langue de Montaigne
R. Ziegler, Asymptote. An Approach to Decadent Fiction
N. Koble, Les Prophéties de Merlin en prose : Le roman arthurien en éclat
S. Marchand, Théâtre et pathétique au XVIIIe siècle: pour une esthétique de l'effet dramatique
M. Da Vinha, Le Versailles de Louis XIV. Le fonctionnement d'une résidence royale au XVIIe s.
Descartes, O.C. (vol. III) : Discours de la méthode & Essais
J. Guérin (éd.), Dictionnaire Albert Camus
F. Simonet-Tenant, Journal personnel et correspondance (1785-1939) ou les affinités électives
A. Matei, Les derniers jours dans la vie la littérature [Ultimele zile din viaţa literaturii]
I. Trivisani-Moreau (dir.) & J. Garapon (coll.), Lectures de Fénelon
Recherches & Travaux. Hors série n°17: Théâtre et didactique