Cette motion accompagne la levée de la rétention des notes à Nancy 2
(encore
122 signataires vendredi dernier avec un ultimatum fixé au 15
juin).
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*Non à la destruction
programmée de l'Université, *
*Oui à une Université démocratique, laïque,
gratuite, ouverte à tous, soucieuse de réduire les inégalités sociales,
indépendante des pouvoirs politique et économique*
Réunis en
Assemblée générale le 16 juin 2009, les enseignants et
enseignants-chercheurs de l'Université Nancy 2 réaffirment une nouvelle
fois leur rejet des réformes conduites tambour battant dans
l'enseignement supérieur depuis l'adoption de la loi LRU.
Sans
concertation véritable avec les instances représentatives, sans
considération aucune des innombrables manifestations et expressions
collectives du rejet massif des « réformes » en cours, au mépris des
principes pourtant affichés de « négociation » et de « participation »,
usant de manoeuvres antidémocratiques pour faire diversion et désinformer
le grand public sinon lui faire peur, le gouvernement a montré qu'il
entendait bien faire passer en force ses orientations et ses choix
libéraux, à la fois sur le statut des enseignants-chercheurs, sur le
contrat doctoral unique, sur la mastérisation, sur le financement des
universités, sur le démantèlement des organismes de recherche et, en
définitive, sur la destruction programmée de l'Université.
Ayant
engagé et soutenu de nombreuses actions depuis novembre dernier (non
remontée des maquettes de masters, journées de grève, manifestations de rue,
conférences en lutte, ronde des obstinés, etc.), en coordination quand cela
a été possible avec les étudiants mobilisés, l'AG des enseignants-chercheurs
appelle à présent – au vu des choix
politiques réitérés du gouvernement en
matière d'éducation et d'enseignement supérieur, à la lumière de la
conception de l'exercice politique du pouvoir telle qu'elle s'est révélée
depuis plusieurs mois - à la consolidation de la mobilisation des personnels
et à l'organisation d'une véritable résistance pour « sauver l'Université
».
L'AG appelle plus spécifiquement tous les personnels – BIATOS,
chercheurs et enseignants – à lutter par tous les moyens appropriés
contre les dispositifs et les mesures qui conduisent, tant au niveau des
principes qu'au plan des situations professionnelles concrètes à la mise
en oeuvre d'une concurrence généralisée des personnels.
A ces fins,
l'A.G. appelle les personnels qui en éprouvent désormais la nécessité à se
constituer en un Collectif permanent « Sauvons l'Université – Nancy 2 » qui
restera vigilant et mobilisé de façon solidaire avec l'ensemble des
étudiants, enseignants-chercheurs et personnels des universités contre ces
réformes et celles à venir inscrites dans le cadre de l'élargissement des
responsabilités et compétences prévu au titre du déploiement de la LRU. Il
reviendra tout
autant à ce collectif d'analyser les principaux problèmes que
nous rencontrons et de travailler en vue de constituer une force de
propositions – à tous les échelons possibles et sous toutes les formes
qui apparaîtront nécessaires.
L'AG appelle à renforcer l'action
collective initiée sur le plan du rejet par anticipation de la modulation
des services des
enseignants-chercheurs dès l'an prochain, notamment par le
moyen de l'appel à signer massivement la pétition déjà en
circulation.
Rappel du site : http://nancy-luttes.net/petitions/?petition=4
Ce
rejet par anticipation - il convient de le redire – constitue un refus
catégorique à faire du service et du temps d'enseignement une variable
d'ajustement qui justifie /de facto/ le non recrutement de nouveaux
enseignants-chercheurs et le non remplacement de celles et ceux appelé(e)s à
partir en retraite.
A brève échéance, l'A.G. invite l'ensemble des
personnels et étudiants intéressés à participer à une après-midi de
discussion et de bilan d'étape du mouvement, co-organisée avec le comité de
mobilisation étudiant, suivie d'une soirée festive le jeudi 2 juillet sur le
campus Lettres Sciences Humaines.
Dans l'immédiat, prenant acte de
l'état actuel du rapport de forces au plan national, l'A.G. appelle à
suspendre l'action de rétention des notes.
L'AG propose enfin
d'organiser, en lien avec le comité de mobilisation étudiant, la prochaine
rentrée universitaire pour accueillir et informer les nouveaux étudiants sur
les réformes en cours et relancer la mobilisation sous des formes
appropriées. Elle désigne à cet effet une délégation
d'enseignants-chercheurs mandatés pour demander en son nom au
président de
l'université la programmation de journées banalisées en septembre
prochain.
Motion votée à l'unanimité moins 2 voix
Environ
cinquante collègues étaient présents ce matin 16 juin 2009.
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