• Sur le blog caute@lautre.net, on trouvera commodément rassemblés les liens vers les textes et entretiens de J. Rancière disponibles en ligne.
• Voir aussi le blog de la revue Multitudes et le site de Pierre Campion.
• Et sur le blog de Siné les vidéos de l'entretien récemment accordé à Siné Hebdo par Jacques Rancière (n° 27 du 11 mars 2009).
Extraits:
"Toute pensée d'émancipation véritable doit s'ancrer dans ce que sait le prétendu ignorant.
Les générations nouvelles ont dépassé le discours réactionnaire des années 80 selon lequel 68 a seulement servi à rénover le capitalisme. Ils essaient d'imaginer à nouveau des formes de pensées collectives.
Il est vrai que la mémoire de 68 a maintenu une culture de résistance à l'extension infinie de la logique capitaliste. Il est effectivement arrivé que les pouvoirs aient été contraints de composer avec elle, jusqu'à révoquer les lois déjà votées ( CPE ).
Lorsqu'on parle de "démocratie", on a en tête les Etats ou des oligarchies gouvernent en y mettant les formes. Malgré cela perdure toujours une tension qui rappelle l'idée originelle de démocratie comme pouvoir imprévisible qui appartient à la collectivité et non pas à qui la représente.
Même l'antidémocrate Platon le disait : le pire des maux est que le pouvoir soit occupé par ceux qui l'ont voulu. C'est malheureusement la règle partout.
Le principe même du vote est ambigu. D'un côté, c'est la reconnaissance de l'égalité de valeur de toutes les voix; mais de l'autre, c'est aussi un système organisé pour reproduire un personnel dominant.
Du côte des mouvements réels, donner naissance à des forums de discussion collective et de circulation de l'information et de la pensée détachés de l'objectif de la prise du pouvoir, me semble capital.
La crise c'est la vision globale imposée par les gouvernements pour se réserver la mesure du possible. La réalité est celle des rapports de force, des luttes qui déplacent les limites de ce possible...L'action politique consiste toujours à déplacer les barrières du possible fixées par le système dominant.
Lorsque la Gauche prolétarienne essayait de ressusciter les formes de sabotages inscrites dans la tradition du mouvement ouvrier français, ses militants étaient arrêtés pour reconstitution de ligue dissoute, pas pour terrorisme. or aujourd'hui, la moindre grève est stigmatisée comme prise d'otage ! ... Il est primordial de s'opposer à la criminalisation progressive de toutes les formes de lutte sociale ."
Site de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes
ALIA : Atelier littéraire d'ici et d'ailleurs
Saint-John Perse, le poète aux masques (Sjperse.org) - Nouvelle version du site internet
HeLix (Heidelberger Beiträge zur romanischen Literaturwissenschaft) 1-2009
"James Joyce pour les nuls", par P. Assouline (blog Larepubliquedeslivres)
Les enjeux de l'édition numérique
"Le formalisme en Russie". Entretien avec Catherine Depretto (Vox Poetica)
Actes du Colloque FLE à San Juan, Puerto Rico
Études françaises, vol. 45, no 3 (2009) - Figures de l'héritier dans le roman contemporain
Voix et images, vol. 35, no 1 (no 103, automne 2009) - Herménégilde Chiasson
"Lire Tolkien" par C. Delattre (laviedesidees.fr)
"Du nouveau sur Descartes", par P. Assouline
Dossier Werner Kofler (site Oeuvres ouvertes)
Réel-Virtuel n°1 : Textures du numériques
Les Dossiers du GRIHL (2009-2): Dissidence et dissimulation
Revue Flaubert n° 9 : Flaubert et la confusion des genres
Signes, discours et sociétés, n°4: Visions du monde et spécificité des discours
Hors-sol, nouvelle revue sans attache (premier dossier: M. Blanchot)
"On a retrouvé le figurant Destouches", par P. Assouline
Descartes est-il bien mort de mort naturelle?, entretien avec Th. Ebert (Books/Rue89)