Voir aussi nos pages: Arrestations et violences policières, Multiplications des dérives policières (Vidcasts), Des collégiens frappés "par erreur" par les CRS, gare Montparnasse (Sud-Ouest, 8/3) et encore Lyon: Violents affrontements à l'occasion de la venue de V. Pécresse (9/3).
Ci-dessous:
- Paris
- Amiens
- Orléans
- Marseille
- Toulouse. Voir une vidéo de la journée du 19 mars à Toulouse
- Tours, 31 mars
- Avignon
Et encore: "Scènes de nervosité policière", Médiapart 02 Avril 2009 (sur abonnement):
Un étudiant insulté et frappé par la Brigade anti-criminalité lors d'une manif à Paris, qui témoigne pour Mediapart. Un commandant CRS passablement excité devant la Sorbonne. Et un adolescent blessé lors d'un rassemblement à Bastia. Trois petites histoires qui en disent long sur la nervosité ambiante du côté de certaines forces de l'ordre en marge des cortèges.
et Amnesty dénonce "l'impunité" de la police française
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Paris, 24/03/09:
À Paris, place de l'Hôtel de ville, un manifestant qui avait rejoint la ronde des obstinés a été gazé au visage alors qu'il souhaitait quitter la Place de Grève. Motif: refus de retirer un autocollant militant collé sur sa veste.
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Voir un reportage photographique réalisé par Emilie Pillot.
Le ministre de l'Education nationale a inauguré, lundi, une plateforme d'aide à l'orientation. Sa venue a été marquée par une manifestation sévèrement contenue.
Stupéfaction et colère : ce sont les mots qui résument l'état d'esprit de la soixantaine de personnes qui participaient lundi matin 23/03/09) à un rassemblement à l'occasion de la venue à Amiens du ministre de l'Éducation nationale.
Alors qu'elles se trouvaient à quelques mètres de l'entrée des locaux de l'ONISEP, rue Saint-Fuscien, où Xavier Darcos devait inaugurer une plateforme téléphonique d'aide à l'orientation, les CRS leur ont demandé de dégager la route.
« Nous nous sommes assis sur le trottoir et là, les CRS ont chargé, raconte Eddy, élève au lycée Michelis, d'Amiens. Nous avons été stupéfaits, car nous nous étions éloignés. Ils ont chargé trois fois. » « Nous étions tous réunis, parents d'élèves, lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs rue Saint-Fuscien, quand on nous a demandé de monter sur le trottoir pour ne pas boucher la route. C'est ce que nous avons fait, mais cinq minutes après, les CRS nous ont chargés sur cent mètres, raconte aussi Kelly Poulet, du comité de mobilisation des étudiants. Ils étaient 75, nous étions à peine cent. Jamais nous n'avons cherché le rapport de force. On était assis, tranquillement. Ce n'était pas simplement une charge. On a reçu des coups de pied, des coups de poings, certains ont été attrapés à la gorge. Il y a eu plusieurs blessés », déplore la jeune fille. Deux jeunes ont été plus sérieusement touchés et ont été conduits au CHU par le SAMU.
Une plainte déposée
Deux syndicats d'enseignants (SE- UNSA et UNSA-Education) ainsi que la fédération de parents d'élèves FCPE ont écrit au préfet pour lui faire par de leur indignation : « Le rassemblement était calme et courtois », soulignent-ils. « Sans aucune sommation, les CRS ont chargé très violemment les manifestants pacifiques, dont nous faisions partie, pour les faire reculer. » Et ils demandent au préfet les raisons de cette action.
Dans un communiqué, la préfecture leur répond, indirectement, soulignant que la manifestation n'avait pas été déclarée. Elle affirme que les participants ont « occupé la chaussée sous forme de sit in » et « refusé de reculer » et que les forces de police sont intervenues pour les y obliger.
Xavier Darcos (qui n'était pas encore arrivé quand les événements se sont produits) a précisé qu'une délégation avait été reçue par un membre de son cabinet. « Il y a un travail formidable qui se fait partout, nous avons des interlocuteurs avec lesquels nous discutons : c'est comme cela qu'il faut travailler dans une démocratie », a-t-il ajouté.
Un lycéen majeur a porté plainte au commissariat. Une trentaine d'autres lycéens ont signé un texte pour accompagner sa plainte. Quant aux étudiants, ils demandent « des excuses publiques, de la part du préfet par exemple ». Tous ceux qui ont reçu des coups ont fait constater leurs blessures par des médecins. Quant aux deux jeunes conduits à l'hôpital, ils ne souffriraient pas de blessures graves.
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ça chauffe au rectorat d'Orléans
70 étudiants et 4 profs ont occupé le rectorat d'Orléans de 11 heures 30 à 15 heures 45 et se sont fait évacuer par les troupes.
Un jeune en sang est gardé accusé par les forces armées de coups sur agent.
La FSU 45
communiqué de la La coordination de l'université
d'Orléans:
La coordination des personnels et étudiants de l'université d'Orléans
et des organismes de recherche, condamne vivement les brutalités
policières survenues lors de l'occupation pacifique du rectorat
de l'académie Orléans-Tours. Elle dénonce l'interpellation arbitraire d'un étudiant convoqué le 9 septembre 2009 au tribunal et exige
qu'aucune charge ne soit retenue contre lui. Elle constate que
c'est la seule réponse que le gouvernement oppose à huit semaines de mobilisation légitime.
La coordination de l'université
d'Orléans.
Communiqué de presse commun des syndicats : Sud Éducation Loiret, Sud Étudiant Orléans et Sud Recherche:
Vendredi 27 mars 2009, des étudiants, professeurs et personnels de l'Université d'Orléans ont investi symboliquement le Rectorat de l'Académie Orléans-Tours. Alors que depuis deux mois l'Université est en grève, notamment contre le décret statutaire des enseignants-chercheurs et le décret sur la mastérisation, le Gouvernement n'a réagi que par le mépris, les manoeuvres et la répression. A Orléans, à l'issue de l'occupation pacifique des locaux du Rectorat et après avoir demandé sans succès, la présence des médias à l'intérieur du bâtiment, les étudiants et professeurs ont été évacués sans ménagement vers 16 heures par les forces de l'ordre.
L'un des étudiants, Aurélien, blessé, a été arrêté, menotté et conduit au commissariat central d'Orléans, d'où il a été relâché aux alentours de 19 heures. Il devra répondre le 9 septembre prochain devant le Tribunal Correctionnel d'Orléans du délit de rébellion envers les forces de l'ordre. Sud Éducation Loiret, Sud Étudiant Orléans et Sud Recherche tiennent à exprimer leur soutien sans réserve à Aurélien. Ils demandent la levée des poursuites engagées contre Aurélien, bouc émissaire de cette action collective. Ils s'interrogent vivement sur le fait qu'une action non-violente ait pu donner lieu à un tel dérapage au moment de l'intervention des forces de l'ordre. Ils réaffirment plus que jamais leur soutien à la cause des personnels universitaires en luttes et leur engagement à leurs côtés.
Orléans, le 28 mars 2009
Aussi: Incompréhension après l'évacuation musclée du rectorat à Orléans
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Marseille:
Le passage de Fillon envoie les étudiants... en garde à vue.
Par Rémi Leroux | Rue89 | 27/03/2009
http://www.rue89.com/marseille/2009/03/27/le-passage-de-fillon-envoie-les-etudiants-en-garde-a-vue
En marge de la visite à Marseille du Premier ministre François Fillon ce vendredi, une trentaine de manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue pendant quelques heures. Sans motifs apparents...
« On les emmène à Guantánamo », a dit en rigolant un policier. » Philippe a assisté à l'interpellation sur l'avenue du Prado (VIIIe) « pas musclée mais pas du tout sympa » d'une trentaine d'étudiants de la fac Saint-Charles qui se rendaient à proximité des deux sites (parc du XXVIe centenaire et parc Chanot) où le premier ministre François Fillon achevait sa visite marseillaise.
« Ils avaient l'intention de manifester, m'ont-ils dit, même s'ils n'avaient pas de panneaux avec eux. Les policiers, qui étaient partout dans le secteur du Parc Chanot, les ont plaqués contre le mur alors qu'on ne peut vraiment pas dire qu'ils avaient l'air menaçant. »
« Embarqués par paquets de cinq dans des camions »Julien, qui était parmi les manifestants mais qui n'a pas été embarqué, raconte
« Six camions de CRS se sont arrêtés à hauteur du petit groupe avant que les policiers ne rabattent les étudiants contre un mur. Ils ont ensuite procédé à des contrôles d'identité et les ont embarqués par paquets de cinq dans des camions. » (Voir le diaporama)
On a appris un peu plus tard dans l'après-midi que les personnes arrêtées étaient des universitaires, étudiants pour la plupart. Cet épisode intervient huit jours après l'interpellation d'un enseignant-chercheur.
Le conseil d'UFR du centre de mathématiques et d'informatique de l'université Aix-Marseille I s'est réuni dans l'après-midi de façon exceptionnelle :
« Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin vers le parc du 26e centenaire de Marseille à l'occasion de la visite de M. Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l'ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie. »
Indignation des universitaires marseillaisJuste le temps en fait pour François Fillon de terminer sa visite marseillaise... Une visite dont Jean-Claude Gaudin, Maire (UMP) de Marseille, « se félicite » :
« François Fillon a profité de cette rencontre pour souligner la mobilisation de Marseille face à la crise et pour évoquer de nombreux projets marseillais, symboles du dynamisme de la cité phocéenne. »
« Dynamisme » également de ses forces de l'ordre, donc. Les universitaires marseillais se sont déclarés « indignés par ce qu'il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales et par l'assimilation d'actions de revendication totalement pacifiques à des actes illégaux. Ces actes d'intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l'université. »
Procès-verbal du Conseil d'UFR exceptionnel du 27 Mars 2009
Présents, P Angot, F Castell, R Eyraud, E Jeandel, J Lapébie, C Laurent, D Lugiez, S More, C Murolo, A Nérin, L. Portal, J.M Talbot.
Représentés : B Béfort donne pouvoir à S More, P.O Mattei donne pouvoir à C Laurent, C Gérardin donne pouvoir à L Portal, M T Aimar donne pouvoir à C Murolo, C Pouet donne pouvoir à F Castell, P Siegel donne pouvoir à JM Talbot, F Lebon donne pouvoir à P Angot
Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin 27 mars 2009 vers le parc du 26eme centenaire de Marseille à l'occasion de la visite de Mr Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l'ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie.
Le conseil de l'UFR MIM (Mathématiques, Informatique, Mécanique) de l'Université Aix Marseille I, réuni en urgence et de façon exceptionnelle le 27 mars à 13 h déclare :
Etre indigné par ce qu'il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales,
Etre indigné par l'assimilation d'actions de revendication totalement pacifiques à des actes
illégaux.
Le conseil de l'UFR MIM demande avec détermination aux présidents des 3 universités d'Aix-Marseille de condamner publiquement et fermement de telles arrestations qui vont à l'encontre de la liberté d'expression et plus généralement des droits de l'homme. Ces actes d'intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l'université.
Le conseil de l'UFR MIM décide de fermer le CMI ce jour à partir de 15 h.
Ce texte a été voté à l'unanimité des membres du conseil.
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À Toulouse:
Pour voir une vidéo de la journée du 19 mars à Toulouse
Ladepeche.fr, 23/03/09.
"J'ai reçu un tir de flash ball dans l'oeil" lors de la manif (Toulouse)
« J'ai un oeil en moins. J'y vois tout noir. La rétine est décollée, avec un hématome interne, le plancher orbital fracturé. Le pronostic des médecins est réservé… » Joan, 25 ans, est hospitalisé depuis jeudi soir au service d'ophtalmologie du CHU Purpan. Il va subir dans les prochains jours deux interventions délicates, pour tenter de lui sauver son oeil. C'est la triste conséquence pour cet étudiant en L3 au Mirail qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, jeudi soir, en marge de la manif interprofessionnelle de Toulouse. Joan a été atteint au visage, vraisemblablement par un tir de flash ball, lors des incidents qui ont éclaté devant le magasin Monoprix au centre ville en début de soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants du mouvement étudiant. Les policiers de la Bac et de la compagnie d'intervention ont fait usage de ces armes, tirant des balles en caoutchouc, pour repousser les manifestants qui venaient d'effectuer un « blocage économique » aux entrées du magasin.
Quelques uns d'entre eux étaient entrés à l'intérieur, pour une action « d'auto distribution » symbolique aux plus démunis, méthode apparentée aux Robins des bois.
« J'étais à la manif et je suis resté dans la cortège étudiant. On s'est retrouvé devant Monoprix. Je suis resté aux abords. je n'étais pas dans la chaîne humaine qui bloquait le magasin. Et puis, ça a basculé. Les flics ont chargé. J'ai entendu des bruits de détonation. Un attroupement s'est formé, je me suis replié à l'intérieur pour ne pas rester isolé. On s'est mis à reculer doucement.
A MOINS DE DIX METRESOn était contre la ligne des CRS. Ils m'ont tiré dessus alors que j'étais à moins de 10 mètres d'eux. J'étais effectivement au premier rang, confiant, entrain de dire on recule, on s'en va. Je n'ai absolument pas jeté de canettes ni de projectiles. Je suis sûr que c'est une balle de flash ball qui m'a touché, vu la force et l'impact… On m'a clairement visé ».
Mael, 19 ans, étudiant et pompier volontaire a prodigué les premiers soins à Joan, transporté par ses camardes à l'intérieur du Virgin Mégastore. « On a attendu près de trois quarts d'heure avant que les secours, bloqués derrière la ligne de police, puissent accéder jusqu'à nous ».
« Il est certain que je ne récupérerai pas la totalité de ma vision, un petit peu dans le meilleur des cas », confie Joan, « je trouve que c'est complètement disproportionné et injuste. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré… »
Voir la vidéo.
ET sur le site de SLU: La "protesta" contre les violences policières des étudiants et des enseignants - LibéToulouse, 24 mars 2009
Témoignage :
Bonsoir à tous,
Je reviens à l'instant de l'hôpital de Purpan, où est
hospitalisé, dans un état qui fait peur à voir, un étudiant en licence de
sociologie au Mirail.
Jeudi, vers la fin de la manifestation, les
étudiants ont mené une action « robin des bois » au Monoprix du centre
ville, consistant à réquisitionner de la nourriture puis à la redistribuer
aux passants.
Cet étudiant n'est pas entré dans le magasin, il se trouvait
dehors dans la rue. Lorsque les étudiants sont sortis avec quelques
produits négociés avec le gérant du magasin, la police a chargé sans
sommation (ce qui est contraire à la loi) et a tiré avec une arme, le
médiatique « flashball », sur des jeunes femmes et hommes désarmés et
sans aucune attitude belliqueuse. Cet étudiant à pris un « ball » dans
la tête, tirée à moins de dix mètres.
Il est à l'heure actuelle toujours
hospitalisé avec la rétine décollée et de multiples fractures autour de
l'oeil droit. Il doit
subir une première opération mercredi ; une seconde
est déjà prévue.
Les médecins estiment que, dans le meilleur des cas, il
pourra récupérer deux dixièmes. Il y a de fortes chances qu'il perde
définitivement son oeil.
A l'heure actuelle il se demande s'il va
porter plainte. Il ne se fait aucune illusion sur l'issue de sa démarche :
il ya très peu de chances que son agresseur reçoive ne serait-ce qu'un
blâme. Il espère simplement alerter, par le biais des médias, l'opinion
publique sur une violence policière gratuite qui ne cesse de
s'aggraver.
Un journaliste de La Dépêche a insisté pour le voir et
recueillir son témoignage. Dans un précédent article, il avait déjà évoqué
le fait que ce jeune homme (entre autres) avait été blessé par la police,
ce qui lui a valu de subir des pressions de la part de cette même
police, affirmant qu'il n'y avait eu de blessés que dans ses
rangs.
Quelle que soit l'issue des interventions médicales, cet
étudiant, qui a eu une attitude parfaitement pacifique jeudi, sera
handicapé à vie.
Comment devons nous réagir, nous personnels, face à
de telles violences ?
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Communiqué:
Violences policières à l'université Paul Sabatier de Toulouse
L'ensemble de l'université est particulièrement mobilisée et dans le cadre de cette mobilisation les étudiants mènent différentes actions. Ces actions ont pour but de porter nos revendications de manières symboliques afin de toucher le grand public. Nous insistons sur le fait que ces actions ne sont pas des appels à la violence et font l'objet de préparations rigoureuses.
Cependant le mouvement à fait l'objet d'une répression policière disproportionnée, dans les faits nous mettrons en avant deux exemples du comportement scandaleux des forces de l'ordre :
Le jeudi 12 mars une occupation pacifique (assemblée générale et conférence de presse) du hall de l'ESC était prévu, cette action avait pour but de dénoncer la sélection sociale matérialisée par les droits d'entrée exorbitant de cette école (7000€ en licence et 12000€ en master) et la différence flagrante de moyens entre les grandes écoles et l'université. Environ 300 personnes y ont participé et se sont installées dans le hall d'entrée. Après quelques minutes d'occupation les forces de l'ordre sont arrivées (plus précisément la Brigade Anti-Criminalité) et ont chargé les manifestants sans somation. Les forces de l'ordre de la B.A.C ont utilisé abusivement des grenades lacrymogènes alors que nous étions dans un lieu clos, qu'ils ne portaient pas de brassards et que des étudiants de l'ESC (non-manifestants) étaient présents.
Nous condamnons la violence de l'intervention envers les étudiants, simplement impliqués dans la mobilisation et venus en soutien dans un esprit totalement pacifique
Le jeudi 19 mars, journée de mobilisation interprofessionnelle sur toute la France rassemblant 3 millions de personnes dans les rues, a donné lieu à une action de blocage économique et d'auto-réduction organisée par l'université du Mirail. Cette action s'est très bien déroulée jusqu'à l'intervention de la BAC et des CRS qui ont chargé à plusieurs reprises sur les manifestants sans sommation avec l'utilisation immédiate de matraques, de grenades assourdissantes et de "flash-balls". Nous apprécions la prise de positions des passants, qui pris à parti, ont soutenus les manifestants (créations de chaines de salariés entre les étudiants et la police, prise en charge des blessés dans des commerces environnant,...).
Nous manifestons notre soutien à tous les manifestants qui ont pu être blessés lors de cette action. Plus particulièrement nous adressons notre soutient à l'étudiant du Mirail qui est à l'hôpital après avoir reçu un tir à courte portée de "flash-ball" au visage (moins de 6m), ce tir a entrainé plusieurs fractures, un déchirement de la rétine, des lésions à l'oeil... Précisons que son oeil droit a perdu la vue et qu'il ne pourra jamais la retrouver.
Délibérément la BAC et les CRS ont choisi de mettre en danger la sécurité des Toulousains. Cette répression menée de manière complètement inconsidérée est scandaleuse, elle a été menée en plein centre ville prenant en étau les passants parmi lesquels se trouvaient des enfants et des personnes âgées.
Nous dénonçons la violence policière injustifiée qui n'apporte que l'incompréhension et renforce la détermination des manifestants.
Paul Sabatier en gréve
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31 mars à Tours,
Cet après-midi à Tours, suite à une cérémonie de remise des
démissions de nos responsabilités administratives et pédagogiques, une
centaine d'enseignants et d'étudiants ont entamé une "ronde" sur une des
places de la ville, interrompant la circulation; la police arrivée sur
place s'en est prise brutalement à une personne qui avait touché le capot
d'une voiture de police; deux collègues sont intervenus pour leur
demander de cesser, l'un d'eux a sorti son appareil photo, les
policiers lui ont immédiatement demandé de le leur donner (il n'avait
encore rien photographié), il a refusé et a immédiatement été
brutalement frappé au ventre par un policier, les manifestants ont été
aspergés à la bombe lacrymogène, dont une collègue en plein visage.
Quelque temps après, les pompiers ont emmené notre collègue à l'hôpital
(3 jours d'arrêt); les policiers l'attendaient à sa sortie
et l'ont emmené
au poste: il est en garde à vue pour au moins 24h, n'a pas eu le droit de
parler à son épouse ou à quiconque, nous n'en savons pas plus pour
l'instant.
Et sur le site Bellaciao:
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83393
TOURS, 31.03.09 - repression policière envers des enseignants-chercheurs et des étudiants
Suite à neuf semaines de grève nationale du monde universitaire qui n'ont eu d'écho que le mépris du gouvernement, la coordination nationale universitaire a appelé à la démission massive des enseignants-chercheurs de leurs fonctions administratives. Mardi 31 mars, 70 enseignants-chercheurs de l'Université François Rabelais de Tours répondent à cet appel en mettant en scène leur démission. Puis, avec des étudiants, ils décident ensemble d'un sit-in pacifique sur le carrefour Anatole France en vue d'informer la population de leur initiative. Quelques minutes après leur arrivée, une voiture de police tente de se frayer un passage au milieu des manifestant-e-s qui le leur refusent dans un premier temps. Puis le cortège s'écarte pour laisser passer la voiture et c'est alors que l'un des manifestants tape sur le capot. Les policiers sortent, attrapent celui-ci et le mettent à terre si violemment que son visage est en sang. Profs et étudiant-e-s tentent de s'interposer, un professeur reçoit un coup de matraque dans les côtes. Pour disperser la foule, les policiers utilisent des lacrymogènes : une enseignante est gazée à 5 cm du visage. Ils embarquent le manifestant qui avait frappé sur la voiture, le groupe obstrue le passage de cette dernière. Le conducteur accélère, blessant plusieurs personnes et manquant d'écraser une étudiante… a-t-on évité le pire ? Résultat des courses : l'enseignante gazée est emmenée à l'hôpital par les pompiers ; idem pour le professeur frappé, avant que la police ne vienne l'y récupérer pour le placer en garde à vue. Deux étudiantes sont également blessées au genou et à la poitrine, et le manifestant interpellé est au commissariat.
Il y a un mois déjà, le président de l'université de Paris IV Sorbonne mettait en garde le gouvernement contre les attitudes policières répressives, seules réponses à la contestation estudiantine, et rappelait la responsabilité des dirigeants en cas de débordements. Il est inadmissible que les forces de l'ordre puissent, en toute impunité, s'accorder le droit d'intervenir de cette manière. C'est pourquoi nous allons déposer plainte pour mise en danger de la vie d'autrui, coups et blessures. Nous condamnons l'attitude hypocrite et manipulatrice de Loïc Vaillant, président de l'Université de Tours, qui d'un côté manifeste son soutien au professeur arrêté mardi 31 mars, mais qui de l'autre n'a pas hésité à envoyer à plusieurs reprises des policiers en tenue anti-émeute dans le but d'expulser des étudiants occupant pacifiquement la faculté des Tanneurs.
Le mouvement universitaire est un mouvement national et légitime qui refuse la libéralisation de l'éducation, et plus globalement de la société. C'est pourquoi nous dénonçons toute tentative de le museler, que ce soit à travers la répression médiatique, administrative ou policière. On aura beau faire taire les messager-e-s, le message, lui, restera et s'amplifiera. Nous appelons donc chacun-e à rejoindre le mouvement et à construire ensemble des alternatives.
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Répression à Avignon : les flics se vengent ?
mercredi 1er avril 2009
Source: SUD Etudiant 84 / Bellaciao http://bellaciao.org/fr/spip.php?article83430
Témoignage d'une étudiante avignonnaise :
"Aujourd'hui une des actions faite par les étudiants composant le groupe de lutte active de l'Université d'Avignon était de rentrer dans la mairie afin de rencontrer Madame la Maire pour qu'elle s'exprime sur la situation actuelle de l'Université de sa ville. Nous sommes donc entrés, de force, la porte nous ayant été fermée par un groupe de policiers (une mairie est ouverte à ses habitants en principe, et ils n'ont théoriquement pas à forcer le passage pour y pénétrer...). Nous nous sommes postés devant la porte du bureau de Mme Roig, suivis de près par un individu gesticulant dans tous les sens et nous scandant qu'il était interdit de s'imposer de cette manière. L'arrivée de policiers municipaux nous a amenés à nous asseoir devant le bureau pour faire entendre notre voix.
Des policiers ont alors attrapé certains d'entre nous de force pour les évacuer, jusqu'à sortir des matraques et commencer à taper dans le tas. Nous nous sommes fait poussés dans les majestueux escaliers de la République, des étudiants ont eu droit à des coups de casques, des claques. Un film a été tourné lors de ces évènements afin de prouver que notre mouvement était pacifique, non violent. La caméra a été prise par les services de police et cassée pour ensuite être effacée par ses mêmes forces de police. Bilan : un professeur a eu l'oreille en sang, des étudiants ont des douleurs dorsales dûes aux coups de matraques, un de ceux-là s'est pris une claque dans le visage, des jeunes filles présentes se sont faites taper et ont roulé dans les escaliers.
Est-ce normal de répondre par une telle violence à des personnes ne demandant qu'un dialogue qui leurs est refusé depuis quelques mois déjà? Que signifient ces attaques faites à des citoyens? Comment se fait-il que des policiers se permettent de les taper alors qu'aucune attaque ne leurs a été faite? J'ai mal à ma France..."
Cette répression fait donc suite à une action menée par les étudiants et enseignants avignonnais. Rappelons que ceux-ci avaient déjà bloqué l'IA puis occupé la mairie vendredi dernier, et occupé la rue de la République puis un poste de police hier. La tension monte, alors que doit avoir lieu demain une AG décisive pour la suite du mouvement, soumis à des pressions de la part des jaunes et de l'administration.
Suppressions de postes et mobilisation dans les universités britanniques: dossier màj 09/02/10
Rapport final de l'enquête sur la précarité dans l'Enseignement supérieur et la Recherche (08/02/10)
L'académie de Créteil mobilisée contre la casse de l'Éducation publique: dossier màj 09/02/10
Mise en place des préparations aux concours pendant l'été (SLU)
"Un coup de poignard dans le dos". Analyse du premier rapport d'étape du CDHSS (SLU 07/02/10)
Motion sur la masterisation de l'UFR de Lettres modernes de l'Université de Lille 3 (04/02/10)
Évaluations quadriennales et promotions: motions des sections du cnu (10, 25, 26 27)
"Vous avez aimé la LRU, vous allez adorer le Grand Emprunt!" (SLR - 03/02/10)
Mastérisation - front du refus: motions des sections 8, 21 et 22 du CNU (04/02/10)
"Les sciences humaines guettées par la fièvre de l'évalution", par P. Assouline
Communiqué du Forum des Sociétés Savantes sur la réforme du lycée (23.01.10)
Mastérisation: motion de la Société des Hispanistes Français (SHF) (28/01/10)
LRU & localisme: 2 lettres ouvertes au Président de l'Université de Metz (dossier màj 07/02/10)