Au sommaire de La Revue des ressources en février 2009:
Emmanuel Bove et ses ombres, par Elisabeth Poulet
Le 13 février 2009
Lorsqu'on découvre l'oeuvre d'Emmanuel Bove, on est frappé par une vision désespérée et désespérante de l'existence. L'homme apparaît comme une marionnette usée et désarticulée qui ne prend forme humaine qu'en s'agitant de façon absurde. Il se débat mais ne parvient jamais à se libérer de ses fils qui sont à la fois sources de vie et causes de souffrances. S'il est une constante chez Bove, c'est bien le refus de la réalité qui n'est qu'une déception permanente, l'anéantissement de tous les espoirs et de tous les possibles. Mais l'homme est obstiné et aspire infailliblement à ce qu'il ne peut être.
En mélangeant monologue intérieur et narration à la première personne, Bove intègre le courant de conscience à la trame du récit. Il a l'avantage, par ce procédé, de pouvoir mettre en valeur les gestes quotidiens les plus anodins, accentuant ainsi leur côté touchant sans pourtant faire oublier leur médiocrité. Tout se passe chez Bove comme si le monologue intérieur lui offrait une possibilité d'analyse supplémentaire, un recul qui lui permettrait de voir plus loin et plus précisément que le souvenir ou le présent de l'action. C'est de cette manière qu'il construit la plupart de ses romans dont le surprenant Un homme qui savait. Le roman... (lire la suite)
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"Rites d'amour et de mort" de Mishima Yukio, par Régis Poulet
Cet article confronte la célèbre adaptation de la nouvelle Yûkoku (Patriotisme) de Mishima en un film exceptionnel enfin sorti de l'oubli, à la Naissance de la tragédie de Nietzsche dont l'écrivain japonais s'est inspiré. Grâce à trois minutes d'extraits du film, il est rendu justice au talent de réalisateur de cet écrivain dont le rapport au cinéma n'a pas été pris au sérieux.
Un événement cinématographique majeur, qui dépasse le seul cadre des admirateurs de l'écrivain japonais, est intervenu avec la sortie en dvd de l'unique film réalisé par l'auteur du Pavillon d'or et de la Mer de la fertilité.
Il s'agit tout d'abord de la réapparition d'une oeuvre exceptionnelle à plusieurs titres et que l'on croyait perdue : Yûkoku – Rites d'amour et de mort. En deux jours de 1965, Mishima réalisa ce film d'une demi-heure. Dès sa sortie au Japon la même année, il connut un vif succès dû autant à son caractère hors du commun qu'à la notoriété de l'écrivain. Après une carrière relativement confidentielle dans les grandes villes japonaises et un prix au Festival de Tours en janvier 1966, le film tomba dans l'oubli jusqu'en 2005, notamment en raison de l'attitude de Yoko, la veuve de Mishima, qui s'opposait à sa diffusion – à tel point, crut-on un moment, qu'elle aurait détruit toutes les copies. Or, on retrouva des négatifs peu avant que Yoko ne meure ; la copie fut restaurée, Iichiro, le fils de Mishima, autorisa alors l'exploitation commerciale d'une oeuvre qui n'avait circulé que dans des copies clandestines et de mauvaise qualité... (lire la suite)
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Confucius et le confucianisme, par Nguyễn Thế Anh
Cet article donne les repères historiques pour comprendre la naissance du confucianisme, il explique la doctrine (une éthique sociale ; le ritualisme confucianiste; le modèle confucianiste de la société civile) et présente sa renaissance de nos jours :
Les deux siècles et demi (Ve-IIIe siècle av. J.-C.) qui précèdent l'unification des pays chinois en 221 av. J.-C. sont connus sous le nom de « période des Royaumes combattants » (Zhan guo). C'est une période de guerres acharnées entre les grandes principautés chinoises dont les seigneurs, ayant empiété de plus en plus sur l'autorité des Zhou (1100-256 av. J.-C.), se sont arrogé le titre de rois. À l'intérieur de ces principautés, la lutte qui opposa aux chefs l'ancienne noblesse héritière de privilèges politiques et religieux a abouti à des divisions du pouvoir, à des usurpations et des changements de lignées princières. Elle a aussi conduit à un renforcement du pouvoir central et au développement d'institutions monarchiques dans la plupart des royaumes. Au conseil des grands dignitaires, les chefs de royaumes ont substitué un conseil privé, formé de spécialistes de la guerre, de la diplomatie ou de la politique... (lire la suite)
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Voir aussi: Artaud contre "la bestialité". Entretien avec Thierry Galibert (Larevuedesressources.org)
Site de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes
ALIA : Atelier littéraire d'ici et d'ailleurs
Saint-John Perse, le poète aux masques (Sjperse.org) - Nouvelle version du site internet
HeLix (Heidelberger Beiträge zur romanischen Literaturwissenschaft) 1-2009
"James Joyce pour les nuls", par P. Assouline (blog Larepubliquedeslivres)
Les enjeux de l'édition numérique
"Le formalisme en Russie". Entretien avec Catherine Depretto (Vox Poetica)
Actes du Colloque FLE à San Juan, Puerto Rico
Études françaises, vol. 45, no 3 (2009) - Figures de l'héritier dans le roman contemporain
Voix et images, vol. 35, no 1 (no 103, automne 2009) - Herménégilde Chiasson
"Lire Tolkien" par C. Delattre (laviedesidees.fr)
"Du nouveau sur Descartes", par P. Assouline
Dossier Werner Kofler (site Oeuvres ouvertes)
Réel-Virtuel n°1 : Textures du numériques
Les Dossiers du GRIHL (2009-2): Dissidence et dissimulation
Revue Flaubert n° 9 : Flaubert et la confusion des genres
Signes, discours et sociétés, n°4: Visions du monde et spécificité des discours
Hors-sol, nouvelle revue sans attache (premier dossier: M. Blanchot)