Comptes rendus publiés dans Acta fabula, "De la 'cardiognosie' romanesque. Quelques remarques" par Didier Philippot et "Quand le roman explore le 'coeur' humain" par Henri Quantin.
Jean-Louis Chrétien, Conscience et roman I. La conscience au grand jour, Paris, Éditions de Minuit, coll. "Paradoxe", 2009, 288 p.
ISBN : 978-2-7073-2073-5
Prix : 29 €
Présentation de l'éditeur :
Nous
ne pouvons connaître les autres hommes que par leurs gestes, leurs
paroles et leurs actes. Depuis deux siècles, le roman ne s'en est plus
satisfait, et s'est voué, avec une intensité toujours croissante, à
nous montrer la conscience au grand jour. Ce qu'elle a de plus secret,
et parfois pour elle-même, vient sous nos yeux dans le moindre récit.
Et ce que la Bible réservait à Dieu, sonder les reins et les coeurs, est
devenu l'attribut commun des romanciers.
Quel est le sens de cette
transformation radicale ? Comment a-t-elle eu lieu ? Quels chemins
a-t-elle suivis, et quelles formes a-t-elle produites ? De quelle
compréhension de la conscience est-elle lourde ?
Ce volume se
concentre sur le monologue intérieur, en se tenant au plus près de ses
usages variés, conversations intimes des héros de Stendhal,
fulgurations décisives de Balzac, « tempêtes sous un crâne » de Victor
Hugo. L'exploration se poursuit avec Virginia Woolf (Les Vagues), William Faulkner (Lumière d'août), et Samuel Beckett (L'Innommable).
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On peut lire l'article du Monde des livres : "Conscience et roman, I. La Conscience au grand jour, de Jean-Louis Chrétien : le roman et son péché originel", par Nicolas Weill.