Florent Albrecht soutiendra sa thèse "Le Passage à l'ut musica poesis dans la poésie française (1857-1897) : faux paragone littéraire ?" le 13 février 2009.
Résumé
La loi de la poésie française a, durant plusieurs siècles, été celle résumée par la formule horatienne suivante : l'ut pictura poesis. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, une révolution esthétique s'opère pour stigmatiser cet héritage de la rhétorique classique. La poésie veut s'émanciper de son modèle pictural pour tenter celui de la musique, nommé l'ut musica poesis. Unanimement, les poètes de cette période, quelle que soit leur sensibilité ou leur affiliation, vont bientôt tenter de dépasser le modèle. On se propose de montrer comment cette rivalité artistique va permettre de définir, à force d'expériences à la réussite incertaine, la poésie moderne. Plus qu'un combat d'école ou d'art, le modèle musical a permis de tester les limites de la poésie : esthétiquement, théoriquement, sémiologiquement, littérairement. En creux, la question de la représentation est restée plus que jamais d'actualité : la musique, plus qu'une rivale, n'a-t-elle jamais été qu'un catalyseur permettant à la poésie de se révéler à elle-même ?
French poetry rules, for centenaries, can be summarized by the following Horatian phrase : 'Ut pictura poesis'. In the second half of the XIXth century, an aesthetic revolution stigmatizes this classic rhetoric heritage. Poetry eliminates its pictorial model to try a musical one, a changeover which is named 'Ut musica poesis'. Poets of this period, whatever school or sensibility they are defined by, are unanimously trying to get beyond their model. The scheme of this essay is to show how this artistic rivalry succeeds in defining, at the end, and after numerous and hazardous artistic experiments, modern poetry. More than a mere artistic fight, the musical model managed to test poetry's limits : aesthetically, theoretically, semiotically, and literarily. The issue of representation never changed; on the contrary : has music, more than a rival, ever been but revealing poetry to itself ?
Jury :
Pr Antoine Compagnon (Collège de France - Université Paris IV Sorbonne) - Pr Christian Doumet (Université Paris VIII) - Pr Bertrand Marchal (Université Paris IV Sorbonne) - Pr Jean-Marie Schaeffer (EHESS - Paris)
La
soutenance de la thèse aura lieu à la Sorbonne le 13 février 2009 à 14h30
salle D116, Maison de la recherche. 28 rue Serpente Paris 6e.
This final thesis defence is to take place at salle D116, Maison de la
recherche. 28 rue Serpente Paris 6e, on February 13th 2009, at
14h30.
Poésie et visuel, domaine américain et européen : Myung Mi Kim, Susan Howe et Anne-Marie Albiach
Le cahier 46 de Marcel Proust : Transcription et interprétation
Les spectacles de l'histoire dans l'oeuvre de Jules Michelet
Le Passage à l'ut musica poesis dans la poésie française (1857-1897): faux paragone littéraire ?
Structures de l'imaginaire dans Bruges-La-Morte et le Carillonneur de Georges Rodenbach
Le Système Solal : corps et séduction dans Belle du Seigneur, étude assistée par ordinateur
Sentidos y sentimientos en la cultura rococó
Les dramaturgies russes immédiatement contemporaines : réinvention du "théâtre documentaire"
Fl. Pennanech, Proust et la Nouvelle Critique. Etude de réception et poétique du commentaire
Soutenance de C. Laplantine (dir. G. Dessons): E. Benveniste: poétique de la théorie.
Alfred Jarry – Le Colin-maillard cérébral. Étude des dispositifs de diffraction du sens
Esthétique des "mythologies individuelles". Le dispositif photographique de Nadja à Sophie Calle
Le désir ou l’art du mensonge dans A la recherche du temps perdu
Le Langage du corps dans A la recherche du temps perdu de Marcel Proust
Les Inventions techniques dans l'oeuvre de Marcel Proust
Exils et écritures francophones
Andreï Makine. Présence de l'absence: une poétique de l'Art
M. Abolgassemi, Pour une poétique du hasard objectif.
Histoires de lecture, écrivains-lecteurs de La Comédie humaine