Appel de communications –
Colloque jeune chercheur – 3 avril 2009 (Montréal).
Utopie/Dystopie : entre Imaginaire et Réalité
L'utopie, c'est ne pas se soumettre aux choses telles qu'elles sont et lutter pour ce qu'elles devraient être
-Claudio Magris, Utopie et désenchantement
À chaque effondrement des preuves, le poète répond par une salve d'avenir.
- René Char, Fureur et mystère.
Depuis son apparition chez Thomas More, l'utopie a revêtu bien des formes, subi bien des changements. Des précurseurs que sont Platon et Aristote aux grands utopistes qu'ont été Rabelais, Francis Bacon, Voltaire ou Charles Fourier, pour n'en nommer que quelques-uns, la littérature et la philosophie ont fourni plus d'une occasion de réfléchir au meilleur des mondes. Imaginer le meilleur, craindre le pire. Mais l'optimisme et le pessimisme ne sont pas forcément là où l'on pourrait les croire. L'utopie présente souvent une bonne dose de pessimisme face à un réel qui ne satisfait pas les attentes. D'un autre côté, on peut voir la dystopie comme un espoir d'éviter le pire. Tel un avertissement, il s'agit le plus souvent de projeter dans l'avenir, en les amplifiant, les défauts d'une société perfectible. Le 20e siècle et ses régimes totalitaires ont d'ailleurs inspiré de nombreux créateurs. Pensons seulement à Zamiatine, Huxley, Orwell, Bradbury, Borges, Godard ou plus récemment, Houellebecq, Schuiten et Peeters, Bilal, Terry Gilliam…
Dans le cadre de ce colloque, il s'agira d'aborder l'utopie dans toutes ses dimensions et sous toutes ses formes. Il faudra comprendre le concept dans son sens le plus large. L'utopie pourra être sociale ou politique, mais aussi langagière, esthétique, architecturale, scientifique, philosophique. De plus, toutes les approches sont possibles, qu'il s'agisse de la figuration de l'utopie, de son histoire, d'une réflexion théorique. Par ailleurs, des sujets connexes pourraient être considérés, comme l'uchronie (imaginer le monde si un évènement historique s'était déroulé autrement), par exemple.
Tous les genres littéraires (narratif, théâtral, essayistique, poétique, bédéistique) ou artistiques (pictural, cinématographique) peuvent faire l'objet d'une communication, qui prendra la forme d'un travail d'analyse, de réflexion, ou encore d'une création originale de fiction ou d'une performance. Pourquoi ne pas créer votre propre utopie? Les propositions qui établiront un lien avec la littérature ou le langage seront privilégiées, qu'il s'agisse d'oeuvres littéraires abordant la question picturale ou architecturale (elles sont légion), ou, à l'inverse, d'oeuvre d'arts visuels questionnant le langage.
Ce colloque, qui aura lieu le vendredi 3 avril 2009 à Montréal, est organisé par l'exécutif de l'Association des Étudiants des Cycles Supérieurs en Études Littéraires (AECSEL) de l'UQAM. Nous invitons tous les étudiants en littérature aux cycles supérieurs à nous faire parvenir une proposition de communication d'environ 250 mots, accompagnée d'un titre et de leurs coordonnées (nom, université d'attache, adresse courriel et civique, numéro de téléphone) à l'adresse suivante : aecsel.uqam@yahoo.ca ou à la déposer au secrétariat du département d'études littéraires de l'UQAM à l'attention de l'AECSEL au plus tard le 9 janvier 2009.
Collection « Homotextualités »
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