Fabula, la recherche en littérature (appels)

Colloque international : "Maurice Blanchot, Communauté, Politique et Histoire, 1931-2003"

Appel à contribution

Information publiée le mercredi 2 juillet 2008 par Alexandre Gefen (source : Eric Hoppenot)

Date limite : 1 novembre 2008

"3è Rencontre internationale Maurice Blanchot de l'Université Nanterre Paris X"

''MAURICE BLANCHOT, COMMUNAUTE, POLITIQUE ET HISTOIRE, 1931-2003"

« L'écriture,en rapport d'irrégularité avec elle-même, donc avec le tout autre,

ne sait pas ce qu'il en adviendra politiquement d'elle :

c'est là son intransitivité, cette nécessité

de n'être qu'en relation indirecte avec le politique. »
Maurice Blanchot, L'Ecriture du désastre

ORGANISATION
Eric Hoppenot (IUFM de Paris – Université Paris IV)
Alain Milon (Université Nanterre Paris X)


LIEU : Université Nanterre Paris X (Station RER : Nanterre Université, 20' du centre de Paris)

DATE : 4-6 mai 2009

ARGUMENTAIRE

1. Evénements

Depuis son engagement de journaliste dans les années 1930 jusqu'aux dernières pétitions signées peu avant sa mort, la biographie et l'écriture de Blanchot attestent d'un souci originel et jamais démenti pour la ''res publica''. Une pensée toute entière tournée vers la question de la Révolution et ce, dès les années 30, une révolution qui est autant politique que littéraire.
Dans ce mouvement de pensée où l'action est toujours écriture et où retrait ne signifie nullement absence et désintéressement, circulent et s'enchevêtrent des noms propres (la France, Blum, De Gaulle, l'Algérie, le Goulag, Berlin, Israël, Auschwitz), des concepts (action, amitié, autorité, communauté, événement, pouvoir, refus, responsabilité, révolution, souveraineté, violence…), des événements (la crise des années 30, la guerre de 40, Auschwitz, la guerre froide, le gaullisme, la décolonisation, mai 68) qui tissent la pensée politique de Blanchot, pensée qui ne quitte jamais le souci éthique.
2. Pluralité des écritures
Pour écrire le Politique Blanchot emprunte des formes hétérogènes qui varient selon les rencontres, les événements, les enjeux et les mouvements de l'Histoire. Aussi, loin de se limiter à la dimension factuelle de ses divers « engagements », on s'attachera à mettre en lumière les moyens stylistiques et rhétoriques mis en oeuvre par Blanchot : écriture du refus, du paradoxe, de l'oxymore, de la répétition… Tout comme on analysera la diversité typologique et discursive : écriture journalistique, manifestes, fragments anonymes, pétitions, lettres, discussions philosophiques, revues, notes de lectures…
3. Politique et fiction
L'écriture et la pensée politique de Blanchot ne se manifestent pas dans le seul espace critique, elles trouvent un lieu de problématisation dans plusieurs fictions, particulièrement dans les romans (surtout dans ''Le Très-Haut'') mais aussi dans les premiers écrits, ''L'idylle'' et ''Le dernier mot''. Si la politique semble s'effacer dans les récits, elle n'en est pas moins visible dans ''L'arrêt de mort'', mais beaucoup plus discrète dans ''Au moment voulu'', mais encore visible dans ''La Folie du jour''. A rebours, on pourra aussi s'interroger sur l'absence du politique et du référent historique dans les derniers récits (''Celui qui ne m'accompagnait pas'','' Le dernier homme'', ''L'attente l'oubli''), à moins que Blanchot ne trouve là une forme pour dire les limites de la communauté.
4. Philosophie politique
Il s'agira d'exposer la singularité de la pensée de Blanchot. Existe-t-il dans son oeuvre une pensée politique qui ferait système, un projet de société, de communauté ? Qu'en est-il du peuple, du pouvoir, de la démocratie, de la justice sociale ? Ou bien le politique est-il pour Blanchot le lieu même de l'aporie ? S'il y a un monde politique dans l'oeuvre fictive de Blanchot et une écriture politique factuelle, souvent de réaction, ces deux écritures s'inscrivent dans un mouvement plus général, celui de dire une certaine vision politique du monde. Pour ce faire, Blanchot ne cesse de dialoguer avec la tradition philosophique, notamment Hegel et Marx (durant les années 50-70), mais aussi avec ses contemporains (Bataille, Foucault, Levinas, Derrida et Nancy), dans ce que l'on pourrait nommer, pour reprendre le titre d'un livre de Jacques Derrida, ''une politique de l'amitié''.

Ce colloque est ouvert et pluridisciplinaire, il accueillera des critiques littéraires, des philosophes, des historiens et des linguistes.
Les propositions de communications (500 mots) sont à envoyer à Eric Hoppenot [Eric.Hoppenot@paris.iufm.fr] et Alain Milon [alain.milon@u-paris10.fr].

Date limite de remise des résumés : 1er novembre.

Préprogramme disponible : 1er décembre (au plus tard)

Langue du colloque : Français

Les actes du colloque seront publiés aux Presses Universitaires de Paris X dans la collection Résonnances de Maurice Blanchot.

Hormis les repas du déjeuner pendant le colloque, l'organisation ne prend pas en charge les frais accasionnés.



Responsable : Eric Hoppenot et Alain Milon

Url de référence :
http://www.mauriceblanchot.net

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