
Le Pacte Recherche, la loi LRU, le démantèlement des organismes de recherche s'inscrivent dans une politique de remise en cause du service public d'Enseignement Supérieur et de Recherche. Les personnels ont exprimé à maintes occasions leur refus de se voir imposer des réformes non débattues, contraires aux besoins des usagers et de la population. Depuis cet automne, des actions de résistances à cette politique se sont développées dans les établissements du supérieur et les EPST.
L'objectif essentiel du projet de loi « relatif à la mobilité et aux parcours professionnels » est de faciliter les suppressions massives de postes dans la Fonction publique (35 000 à 40 000 emplois par an), en articulation avec les mesures annoncées dans le cadre de la Révision Générale des Politiques publiques. Cette « RGPP » traduit le profond désengagement de l'Etat. Elle induit l'affaiblissement voire la suppression ou la privatisation de missions et de services ainsi que la détérioration des conditions de travail et l'accroissement de la précarité.
Dans le premier et le second degrés, l'action se poursuit avec des mouvements lycéens et un appel à la grève des personnels pour le 15 Mai contre les 11 200 suppressions de postes. Par ailleurs, dans l'enseignement supérieur et la recherche, aucune création de postes n'a été prévue alors que les manques en personnels de toutes catégories dans l'enseignement supérieur et la recherche sont criants. La priorité donnée à la réussite en licence, les conditions d'études afférentes, ne pourront se concrétiser sans création de nouveaux emplois publics statutaires qualifiés. Les budgets des universités et des organismes de recherche doivent leur permettre de mener une réelle politique scientifique.
Nous exigeons
un véritable débat démocratique sur une réforme de l'Etat et de la Fonction publique en partant des besoins de tous ;
des emplois publics, statutaires et qualifiés, permettant des services publics de qualité accessibles sur l'ensemble du territoire dans le cadre d'un plan pluriannuel de création de postes dans l'enseignement supérieur et la recherche ;
l'arrêt du projet de dissolution des organismes de recherche et de leur vente à la découpe ;
l'amélioration du statut du fonctionnaire qui garantit la neutralité, l'impartialité et l'indépendance des agents dans l'exercice de leurs missions ;
l'amélioration de la mobilité choisie qui s'oppose à la mobilité subie et l'abandon du recours à l'intérim.
Les organisations signataires appellent à faire du jeudi 15 mai, une étape massive et unitaire de la mobilisation notamment en participant à la grève et aux manifestations.
Signataires : FSU : SNESUP – SNCS – SNEP – SNETAP - SNASUB UNSA : SUP'RECHERCHE – SNPTES – A&I CGT : SNTRS - FERC Sup - CGT INRA SGEN-CFDT Recherche EPST SOLIDAIRES : SUD Recherche EPST- Sud Education FO : SNPREES UNEF SLR- SLU
À Paris, rendez-vous est donné à ceux qui le souhaitent à 13 h 30 à Jussieu pour rejoindre en cortège « Enseignement Supérieur – Recherche » la manifestation Fonction Publique dont le départ aura lieu à 14 h 30 Place d'Italie (Boulevard de l'Hôpital).
Appel des enseignants en résistance (blog resistancepedagogique).
Message du Snesup à la CPU (4/12/8).
Le SNESUP s'adresse aux présidents d'université avant la réunion de la CPU du 4 décembre
Le CTPU adopte le projet de révision de décret du statut des enseignants-chercheurs.
"La fin de la culture générale aux concours fait des vagues", par P. Riché (Rue89).
Quand j'entends le mot culture générale, je réforme les concours administratifs...
Motion de l'UFR de littérature & linguistique de Paris 3.
"La formation des maîtres dans la tourmente" (L'Humanité, 1/12/8).
Lettre d'informations SLU (1/12/8)
"Genève: loi sur l'autonomie de l'Université plébiscitée" (site tsr.ch).
Communiqué de QSF sur le projet de révision du statut des enseignants-chercheurs (29/11/8).