
Université Moulay Ismaïl
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines
Département de Langue et Littérature françaises
Groupe de Recherche Art et Littérature
— Meknès —
Représentations et esthétique des Ruines.
Colloque international
12, 13 et 14 novembre 2008
Devant le spectacle de la Ruine, de l’irrémédiablement détruit, de la trace invoquant le souvenir, de l’image fixant le fugace, du texte immortalisant à jamais l’histoire et le goût des choses, des interrogations nous interpellent : celles se rapportant aux relations que l’homme entretient avec sa mémoire. Faire resurgir, des traces de l’aboli, une œuvre flambant neuf avec la volonté de reconstituer ses anciennes formes, n’est-ce pas là un désir inavoué de transcender sa propre précarité ? Dans cette dialectique de l’effacement et de l’érection du monument face au temps, c’est tout un éventail de métamorphoses qui s’offrent selon des possibilités de reconstitution hyperbolique, tâche à laquelle s’attèlent écrivains et plasticiens dans leurs œuvres. Qu’elles soient réelles ou imaginaires, les ruines engagent notre rapport au temps, à son pouvoir corrosif. Ce qui lui résiste nous impose respect, car à travers lui nous transcendons notre propre anéantissement.
La réflexion que nous voulons susciter dans le cadre de ce colloque se rapporte à une évaluation critique du rapport de nos écrivains, peintres ou photographes à la précarité de la vie, à l’éphémère, au fugace, à la décomposition/recomposition des lieux. Pour que la mémoire vive et se transmette, c’est tout un travail sur le passé, sur les vestiges incandescents de l’aboli, qui s’impose.
● Interroger à travers les ruines nos rapports à l’histoire tels que les œuvres artistiques — tous genres confondus — les cristallisent, grâce à ce qu’elles recèlent comme exercices de mémoire.
● Cela nous amène à interroger le rapport de l’homme au temps, en général ; à sonder son effet à la fois dévastateur et émancipateur, avec ce désir de le transcender grâce aux œuvres d’arts.
● Faire une sorte d’état des lieux quant aux diverses configurations que la ruine fixe dans l’imaginaire contemporain à travers la double articulation verbale et iconique qui, en méditant la trace, tente de reconstituer hyperboliquement les parties érodées par le temps selon la dialectique de l’ostensible et de l’invisible, le mystère des formes anciennes et l’originalité des œuvres à venir.
G.R.A.L.
Abdelkrim Chiguer - Abdellah Stitou - Abderrahim Kaml - Driss Aït Zemzami -Mohamed Lehdahda
Nous invitons ainsi tous ceux qui seraient intéressés par le sujet à nous envoyer, jusqu’au 30 Juillet 2008, un résumé de 400 mots de leur projet de communication à l’adresse suivante :
Email : gral_fac_meknes@yahoo.fr
Ou contactez
Mohamed Lehdahda
G.R.A.L
Faculté des Lettres et des Sciences humaines
Département de Langue et Littérature françaises
Filière : Etudes françaises
BP 4009 Beni M’hamed
50003 MeknesBeni M’hamed
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