
L'émergence littéraire des femmes à Lyon à la Renaissance 1520-1560
Michelle Clément
Presses Universitaires de Saint-Etienne, 2008
A en croire leurs contemporains, les femmes de Lettres brillèrent tout particulièrement à Lyon dans les années 1550.
Il reste de cette effervescence des œuvres encore célèbres, comme celles de Louise Labé et Pernette du Guillet, des textes connus des érudits lyonnais ou des seuls spécialistes, et parfois des traces plus ténues encore, quand les écrits ont disparu sans avoir été publiés. Dans d'autres cas, enfin, il reste des énigmes, comme la mystérieuse autrice des Comptes amoureux de Madame Jeanne Flore, qui pourrait bien n'avoir jamais existé.
De fait, le milieu littéraire lyonnais de la Renaissance semble avoir délibérément favorisé l'émergence des femmes en son sein. Les premiers pas reviennent à Clément Marot et Bonaventure des Périers, qui insérèrent dans leurs ouvrages des poèmes de femmes dialoguant avec les leurs, donnant ainsi à voir les noms et les écrits de quelques-unes de ces " consœurs ". Le milieu éditorial aussi joua un rôle essentiel : en dédiant de nombreuses publications " aux dames ", en sauvant de l'anonymat des brouillons appelés à disparaître (comme les Rymes de Pernette Du Guillet), en remodelant la présentation de certaines œuvres (comme les Angoysses douloureuses d'Hélisenne de Crenne), en imprimant celles de Marguerite de Navarre, de Louise Labé, de Marguerite de Cambis, et même en accueillant l'étonnante Jeanne Flore, double féminin de juan de Flores, les éditeurs François Juste, Denis de Harsy, Jean de Tournes, Antoine du Moulin, Guillaume Roville, Lucantonio Ridolfi furent autant d'acteurs de la cause littéraire des femmes.
C'est aux jeux d'influence de ces différentes composantes, à leurs soubassements sociologiques, idéologiques et littéraires, que les articles de ce volume sont consacrés. C'est aux efforts de chacun et chacune qu'ils tentent de rendre vie.
Michèle Clément est professeure de littérature française à l'Université Lyon 2 ; elle a édité, entre autres, Les Chansons spirituelles de Marguerite de Navarre. Janine Incardona enseigne la langue et la littérature françaises à l'Université de Valence (Espagne); elle a soutenu en 2003 une thèse sur Hélisenne de Crenne.
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Uncanny Modernity. Cultural Theories, Modern Anxieties
D. Baca, Mestiz@ Scripts, Digital Migrations, and the Territories of Writing
J. Perrenoud-Worner, Rire et sacré
Chr. Quéfellec, L'Esthétique de Flaubert et d'Oscar Wilde
Madame Guyon, Oeuvres mystiques
Y. Delègue, Théologie et poésie ou la parole de vérité.
M.-Cl. Chatelain, Ovide savant, Ovide galant.
folio bilingue (mai 2008) : Garcia Lorca, Gorki, James
C. Höfer et U. Eco, Libraries (photographies de bibliothèques)
M. Brophy et alii (éd.), Reverberations: Staging Relations in French since 1500