Fabula, la recherche en littérature (debats)

Recrutement des enseignants : faut-il renoncer aux concours ? (journée d'étude le 13 juin 2008)

Points de vue et débats

Information publiée le lundi 31 mars 2008 par Bérenger Boulay (source : Groupe de réflexion sur les concours)

Vendredi 13 juin 2008, Université Paris Diderot-Paris 7

RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS :
FAUT-IL RENONCER AUX CONCOURS ?

Journée d’étude organisée par le Groupe de réflexion sur les concours

VENDREDI 13 JUIN 2008

9h30-18h — Université Paris Diderot-Paris 7, La Halle aux Farines, Amphi 9E (entrée libre)

Matin

9h30 : ouverture de la journée par Michèle Gally (Université d’Aix-Marseille)

10h : Françoise Guichard (professeur CPGE, lycée Cézanne, Aix-en-Provence ; association « Sauver les lettres »), « Le concours, le seul recrutement démocratique »

10h30 : Liliane Picciola (Université de Paris X-Nanterre), « Se dépasser pour stimuler : l’apport formateur des concours aux enseignants littéraires d’origine modeste »

11h15 : Mathieu Brunet (Université d’Aix-Marseille ; association « Sauvons l’Université »), « Éléments de réflexion sur l’évolution des concours »

11h45 : Anna Jaubert (Université de Nice-Sophia-Antipolis), « L’enseignement du français, les études de lettres et l’agrégation : besoins et adaptation »

Après-midi

14h30 : Christian Puech (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III), « Le master “Français, discipline d’enseignement” de l’Université Paris III et le rapport Pochard »

15h : Hélène Merlin-Kajman (Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III), « Les impasses de la situation actuelle et de l’opposition animation culturelle vs. transmission des connaissances »

15h45 : Pedro Cordoba (Université de Paris I ; président de « Reconstruire l’école »), « France-Espagne : les contraintes de la formation successive »

16h15 : Table ronde sur les systèmes de formation et de recrutement européens, avec Philippe Büttgen (CNRS), William Cloonan (Florida State University), Sofia Loden (Université de Stockholm / ENS LSH de Lyon), Giorgio Luppi (Lycée Berchet de Milan ; association « Athena »).




Plan : http://www.univ-paris-diderot.fr/sc/site.php?bc=PRG&np=venir_prg_bis&g=m
Contacts : jmfnier@wanadoo.fr ; michele.gally@ens-lsh.fr ; sylvie.patron@orange.fr ; pellet45@wanadoo.fr ; valerie.raby@wanadoo.fr



Les concours de recrutement des enseignants du secondaire sont mis en
cause dans les projets de réforme actuels (voir le rapport Pochard).
Leur disparition modifierait profondément la définition du métier
d'enseignant, les partages disciplinaires, l'organisation des cursus
universitaires. C'est donc l'ensemble de l'enseignement secondaire et
supérieur qui se trouve concerné à des degrés divers.
Sans considérer que les concours représentent un mode de sélection
immuable, ni que la dualité agrégation-CAPES soit l'organisation la plus
parfaite, il paraît urgent de réfléchir à la signification politique et
idéologique, ainsi qu'aux conséquences institutionnelles, culturelles et
sociales de leur éventuelle disparition. L'agrégation et le CAPES ont la
particularité d'être des concours nationaux, fondés sur une évaluation
anonyme et impartiale (cette impartialité étant assurée en principe par
la collégialité de l'évaluation). C'est leur définition républicaine.
Ils n'évaluent pas un savoir-faire de nature pédagogique, mais une
capacité à maîtriser les contenus disciplinaires et à se situer à un
certain niveau d'abstraction.


On sait que leur disparition sous cette forme est liée à l'obligation de
bivalence des enseignants, à l'accroissement de leurs heures de présence
dans les établissements scolaires, à un infléchissement du métier vers
des formes qui relèvent plus de l'animation culturelle que de la
transmission des connaissances. On sait aussi que la remise en cause des
disciplines est liée aux directives européennes du << socle commun des
compétences >>.


S'il ne s'agit pas de défendre aveuglément le principe des concours, il
est important de faire le point sur ce qu'ils représentent
symboliquement et sur ce que leur disparition engagerait dans le réel,
notamment l'abandon du cadre national et collégial de l'évaluation en
faveur de la soi-disant efficacité managériale d'un recrutement local.


L'association << Groupe de réflexion sur les concours >> invite tous les
chercheurs qui réfléchissent sur les questions d'enseignement
(historiens, sociologues, didacticiens...) et tous les acteurs de
l'enseignement et de ses carrières à discuter d'une actualité qui nous
concerne tous. Une table ronde réunissant des collègues étrangers
permettra d'établir des comparaisons entre les systèmes français et
étrangers.

Jean-Marie Fournier, Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III (président)
Michèle Gally, Université d'Aix-Marseille (vice-présidente)
Valérie Raby, Université de Reims (trésorière)
Éric Pellet, Université de Paris X (secrétaire)
Sylvie Patron, Université Paris Diderot-Paris 7 (secrétaire adjointe)




Responsable : Groupe de réflexion sur les concours

Url de référence :
http://www.univ-paris-diderot.fr

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