
RECRUTEMENT DES ENSEIGNANTS :
FAUT-IL RENONCER AUX CONCOURS ?
Journée d'étude organisée par le Groupe de réflexion sur les concours
VENDREDI 13 JUIN 2008
Université Paris Diderot-Paris 7
(Bâtiment La Halle aux farines, 10 rue Françoise Dolto, 75013 Paris)
Les concours de recrutement des enseignants du secondaire sont mis en
cause dans les projets de réforme actuels (voir le rapport Pochard).
Leur disparition modifierait profondément la définition du métier
d'enseignant, les partages disciplinaires, l'organisation des cursus
universitaires. C'est donc l'ensemble de l'enseignement secondaire et
supérieur qui se trouve concerné à des degrés divers.
Sans considérer que les concours représentent un mode de sélection
immuable, ni que la dualité agrégation-CAPES soit l'organisation la plus
parfaite, il paraît urgent de réfléchir à la signification politique et
idéologique, ainsi qu'aux conséquences institutionnelles, culturelles et
sociales de leur éventuelle disparition. L'agrégation et le CAPES ont la
particularité d'être des concours nationaux, fondés sur une évaluation
anonyme et impartiale (cette impartialité étant assurée en principe par
la collégialité de l'évaluation). C'est leur définition républicaine.
Ils n'évaluent pas un savoir-faire de nature pédagogique, mais une
capacité à maîtriser les contenus disciplinaires et à se situer à un
certain niveau d'abstraction.
On sait que leur disparition sous cette forme est liée à l'obligation de
bivalence des enseignants, à l'accroissement de leurs heures de présence
dans les établissements scolaires, à un infléchissement du métier vers
des formes qui relèvent plus de l'animation culturelle que de la
transmission des connaissances. On sait aussi que la remise en cause des
disciplines est liée aux directives européennes du << socle commun des
compétences >>.
S'il ne s'agit pas de défendre aveuglément le principe des concours, il
est important de faire le point sur ce qu'ils représentent
symboliquement et sur ce que leur disparition engagerait dans le réel,
notamment l'abandon du cadre national et collégial de l'évaluation en
faveur de la soi-disant efficacité managériale d'un recrutement local.
L'association << Groupe de réflexion sur les concours >> invite tous les
chercheurs qui réfléchissent sur les questions d'enseignement
(historiens, sociologues, didacticiens...) et tous les acteurs de
l'enseignement et de ses carrières à discuter d'une actualité qui nous
concerne tous. Une table ronde réunissant des collègues étrangers
permettra d'établir des comparaisons entre les systèmes français et
étrangers.
Jean-Marie Fournier, Université de la Sorbonne nouvelle-Paris III (président)
Michèle Gally, Université d'Aix-Marseille (vice-présidente)
Valérie Raby, Université de Reims (trésorière)
Éric Pellet, Université de Paris X (secrétaire)
Sylvie Patron, Université Paris Diderot-Paris 7 (secrétaire adjointe)
"Recrutement à l'université : les candidats locaux favorisés ?" (Rue 89)
15 Mai 2008 dans l’enseignement supérieur et la recherche (France).
Les bourses d'enseignement supérieur sur critères sociaux
Chronique des ravages annoncés de la "modernisation" universitaire en Europe (SLR)
Pétition pour le maintien des commissions paritaires (France)
Autonomie et libertés des universités... Cherchez l'erreur (site Poolp).
Academic pride et autres manifestations (France mai 2008)
"Recrutement des enseignants-chercheurs : la cooptation est mise en cause" (Le Monde, 30/4/8).
"La grande lassitude des “maîtres de conf'”, bloqués dans leur carrière " (Le Monde, 30/4/8)
Wu Ming: "Aucun pays n’est à l’abri de devenir un peu l’Italie" (blog Le Cabinet de lecture).
"Cnrs 2020": ouverture de la phase de concertation.
"V. Pécresse veut en finir avec les étudiants fantômes" (Le Figaro, 28/4).
"Pétition pour le maintien d'un concours de recrutement national" (SLU)