

Compte rendu dans Acta fabula: Qu’est-ce qu’un acte esthétique ? par Nicolas Floury.
Baldine Saint Girons,
L’acte esthétique
Editions Klincksieck
Collection « 50 questions » N°39
Paris, 2008
prix public : 15 euros
c. 172 pages
format 135 x 210 mm
isbn : 978-2-252-03662-4
Prière d'insérer:
Distinct de l’acte artistique, scientifique et discursif, l’acte esthétique joue un rôle essentiel dans la création, la connaissance et le dialogue. Il poétise le monde, le musicalise et le refaçonne en créant des universels d’imagination. Il le jardine et le paysage; il le sculpte et le peint ; il l’architecture et le chorégraphie. Nous sommes tous, à des degrés divers, des « acteurs esthétiques » qui prenons le risque de nous perdre dans l’altérité à laquelle nous nous exposons et construisons à partir d’elle de nouveaux types de « réels », imprégnés de savoir et d’imagination.
D’un même mouvement, l’acte esthétique sauvegarde le monde, crée un lien substantiel entre les hommes et permet d’échapper au double piège du narcissisme et de la mélancolie.
Baldine Saint Girons, professeur de Philosophie des XVIIe et XVIIIe siècles à Paris X-Nanterre, a récemment publié Les Monstres du sublime. Hugo, le génie et la montagne (2005), Le Sublime, de l’antiquité à nos jours (2005), Les Marges de la nuit. Pour une autre histoire de la peinture (2006).
Sommaire:
50 QUESTIONS
Introduction : De l’acte comme principe du travail esthétique
1. Parler d’acte esthétique, n’est-ce pas une provocation ?
Ne s’accorde-t-on pas à penser que le moment esthétique
est celui de la passivité ou de la réceptivité ? ................. 15
2. Pourquoi l’acte esthétique ne se réduit-il pas à une espèce
particulière d’acte cognitif et que faut-il entendre par
l’adjectif « esthétique » ? .............................................. 20
3. L’expression « expérience esthétique » n’aurait-elle pas
mieux convenu que celle d’« acte esthétique » ? Quel
sens doit-on attacher à la notion d’acte ? ...................... 24
4. Prôner une éthique de l’acte esthétique, n’est-ce pas
verser dans un esthétisme élitiste et formel ? ................. 29
5. Quelle urgence y a-t-il à développer la pratique de l’acte
esthétique ? Quels en sont les enjeux pédagogiques,
psycho-sociologiques, politiques et économiques ? ....... 35
I. — La paix du soir. Au risque d’halluciner
6. Quel exemple peut-on donner d’acte esthétique ? ......... 39
7. Ressentir et concevoir la paix du soir comme effectivement
« réelle », sous quelles conditions est-ce possible ? 42
8. Comment, en un premier temps, définir la « provocation
esthétique » ? Le point de départ de l’acte esthétique
est-il la sensation ou bien son interprétation comme
« paix du soir » ? .......................................................... 44
9. Comment, en un deuxième temps, passe-t-on de la provocation
du monde à la reconnaissance : « c’est ça, c’est la
paix du soir » ? Et quel rapport cette reconnaissance
a-t-elle avec la décision esthétique ? .............................. 48
10. Comment, en un troisième temps, l’acte esthétique met-il
en effervescence et réveille-t-il particulièrement la souvenance
? ...................................................................... 52
11. Quel rôle donner à la matière dans « la paix du soir » ? 58
L’acte esthétique
8
12. Pourquoi, en un quatrième temps, l’acte esthétique
produit-il du « signifiant dans le réel » et ne pas se contenter
de parler d’évènement ou encore de rencontre ? ...... 61
13. Mais alors pourquoi ressent-on si rarement la paix du
soir ? L’acte esthétique peut-il se programmer ? ............ 64
II. — Les universels d’imagination. Au risque de mystifier
14. Accomplir des actes esthétiques nécessite-t-il une culture
préalable ? .................................................................... 67
15. Peut-on dire que l’acte esthétique commence à l’aube de
l’humanité et serait-ce la thèse que soutient Giambattista
Vico dans son mythe scientifique ? ............................... 70
16. L’acte esthétique produit-il des universels d’imagination ? 73
17. Pourquoi les premiers hommes inventèrent-ils des universels
d’imagination ? .................................................. 75
18. Pourquoi l’invention des universels d’imagination estelle
révolutionnaire ? L’esprit humain commence-t-il
par « portraire » au lieu d’« abstraire » ? ..................... 77
19. Comment passe-t-on de l’idée de portrait à celle de
métaphore et de fable ? ................................................. 80
20. Vico donne-t-il une place privilégiée à un universel
d’imagination autre que Jupiter ? .................................. 83
21. Peut-on rappeler les étapes parcourues, résumer les difficultés
rencontrées et indiquer l’orientation prochaine ? 87
III. — Côté jardin et côté paysage. Au risque de s’engloutir
22. Le concept d’acte esthétique s’est imposé à propos du
paysage. Mais le jardin n’est-il pas, lui aussi, le résultat
d’un acte esthétique ? .................................................... 91
23. Si l’invention du paysage est plus récente que celle du
jardin, cela ne contredit-il pas le rôle assigné à l’acte
esthétique dans la fondation de la civilisation ? ............ 94
24. Pourquoi l’acte esthétique est-il d’autant plus aisé à
mettre en évidence que son objet est moins déterminé ? 97
25. L’acte esthétique est-il générateur du sublime ? ............. 99
26. Dans quelle mesure l’acte esthétique relativise-t-il la
notion d’oeuvre d’art ? N’est-ce pas contradictoire avec
sa fonction qui est de lutter contre la décivilisation ? .... 102
50 Questions
9
27. Le Land Art ne serait-il pas l’art grâce auquel advient le
paysage ? ...................................................................... 105
28. Si on a toujours peur d’être « chassé » du jardin, pourquoi
le risque auquel expose le paysage est-il celui
de l’engloutissement ? ................................................... 107
29. Que signifie « sauvegarder » les choses, puisque telle est
la fonction assignée à l’acte esthétique ? Et comment
est-ce compatible avec l’impossible esthétique ? ............ 111
IV. — Plasticité sculpturale et plasticité picturale.
Au risque de se dissoudre
30. Comment articuler acte esthétique et acte artistique ? ... 115
31. Quels sont les rôles du toucher dans la sculpture et de la
vue dans la peinture ? ................................................... 119
32. Pourquoi l’acte esthétique consistant à regarder l’ombre
est-il à l’origine de la peinture et de la sculpture ? ......... 123
33. Pourquoi le portrait imaginaire de Dante par Giotto
constitua-t-il un mythe d’origine de la peinture ? .......... 129
34. Quels sont les signifiants d’élection de la peinture et de
la sculpture et comment s’en assurer ? .......................... 132
35. Le tableau est-il un objet ou un guide pour l’acte
esthétique ? ................................................................... 136
36. L’acte esthétique joue-t-il le tableau contre le miroir ? .. 140
37. En quoi l’acte esthétique constitue-t-il une sublimation ? 143
V. — Suroeuvrement architectural et désoeuvrement chorégraphique.
Au risque de s’effacer
38. Que fait l’acte esthétique ? En quel sens peut-on dire qu’il
architecture et qu’il chorégraphie ? .............................. 149
39. Comment définir la pensée-en-architecture et la penséeen-
chorégraphie ? ......................................................... 154
40. Quel rapport l’acte esthétique entretient-il avec l’acte
technique ? ................................................................... 157
41. En quoi l’architecture et la danse démontrent-elles que le
propre de la pensée est de déployer les espaces ? ........... 159
42. Pourquoi l’architecture a-t-elle remplacé la danse dans
le quintette des beaux-arts au milieu du XVIIIe siècle ? .. 161
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