Avatars du « Théâtral » en France sous l¹Ancien Régime
Appel à contribution
Information publiée le jeudi 15 novembre 2007 par Marie de Gandt (source : P. F. Moreau)
Date limite : 18 janvier 2008
Avatars du « Théâtral » en France sous l'Ancien Régime
Oxford, Royaume-Uni
Maison Française
26 et 27 Juin 2008
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Comment pourrait être défini le « Théâtral » hors de la scène sous
l¹Ancien Régime ? Si l¹on se penche sur les significations modernes du
mot « Théâtral », trois sens prédominent : ce qui est relatif au théâtre
; ce qui recherche l¹effet ; ce qui est exagéré, artificiel, voire
enflé. Ces trois différents sens reflètent la manière dont ont évolué la
théâtralité et la perception de ce qui est théâtral (ou non), au cours
des siècles.
Le but de cette conférence est d¹explorer le « Théâtral » en tant que
concept /interdisciplinaire/ afin de déterminer non seulement sa
présence et ses formes dans la société, spécialement l¹aristocratie,
mais aussi son influence sur les attitudes et rituels sociaux à une
période charnière (c¹est-à-dire l¹Ancien Régime) période durant
laquelle le « Théâtral » a été pensé par les doctes, puis par les
philosophes.
Comment la société se met-elle en scène et se donne-t-elle en spectacle
hors de l¹enceinte du Théâtre (/cf/. Ervin Goffman, /The Presentation of
the Self in Everyday Life/) ? Comment peut-on reconstituer la manière
dont elle se « compose », se raconte, se donne à voir ou à comprendre
(cf. par exemple A. Darnton, /Le Grand massacre des chats : attitudes et
croyances dans l'ancienne France)/?
Le « Théâtral » sera donc appréhendé à partir de ses avatars, de ses
formes périphériques, insolites, voire abâtardies, hors de la Scène. Il
s¹agira d¹étudier, non pas la théâtralité de la scène (le jeu du
comédien), mais au contraire les formes du « Théâtral » selon les
contextes et les lieux dans lesquels il se manifeste de manière
ostensible, comme par exemple à la Cour, dans les salons, au cours de
festivités royales (/cf/. J.-M. Apostolidès, /Le Roi-machine/). D¹autres
espaces comme la rue, les parcs royaux, les lieux publics, voire
l¹Église, développent une forme de théâtralité : ainsi des cérémonies
royales, des parades, des processions religieuses, des spectacles de
cour, des spectacles de rue (bonimenteurs, charlatans, Š). Qui peuvent
aussi être objets d¹étude.
Les propositions de communication devront aborder les spécificités du «
Théâtral » dans la vie civile, dans la vie « ordinaire », et plus
particulièrement le phénomène de la sociabilité à travers l¹idée du «
déguisé », de « l¹emphase » ou de « l¹affectation ». Seront bienvenues
les propositions offrant la possibilité d¹aborder le concept du «
Théâtral » à partir de différentes perspectives : point de vue
littéraire, historique, sociologique, et surtout philosophique. Les «
espaces » de réflexion pourraient être:
La Cour, les salons et l¹honnête homme, les espaces privés, les
parcs ;
Les coulisses, les chauffoirs et la salle ;
La rue, la ville et ses espaces publics.
Ne seront pas exclues les propositions de communication ayant trait aux
arts visuels, ou même les études comparées entre la France et un autre
pays par exemple.
Les communications pourront être en anglais ou en français et ne devront
pas excéder 20 mn.
Les propositions de communication sont à envoyer par e-mail (300 mots
maximum) à Mark Bannister (mhbannister@brookes.ac.uk) et Sabine Chaouche
(s.chaouche@brookes.ac.uk). *Date limite : 18 janvier 2008*.
Comité scientifique: Mark Bannister, Sabine Chaouche, Alexis Tadié,
Alain Viala, Valérie Worth-Stylianiou.
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