Fabula, la recherche en littérature (appels)

Malraux et la question des genres littéraires

Appel à contribution

Information publiée le mardi 18 septembre 2007 par Jean-Louis Jeannelle (source : Jean-Claude Larrat)

Date limite : juin 2008


Appel à contributions pour le n°13 de la Revue des Lettres Modernes, série « André Malraux »

Malraux et la question des genres littéraires

Malraux a pratiqué plusieurs genres littéraires, mais avec une liberté dont on peut se demander si elle relève de la simple désinvolture ou d’une volonté de transgression critique plus affirmée.

Ses premières « proses » - farfelues ou cubistes – sont poétiques, mais difficiles à rattacher à un quelconque modèle (notamment le modèle surréaliste) et sans postérité. Depuis son premier article sur les « Origines de la poésie cubiste », jusqu’à sa préface aux poèmes de Louise de Vilmorin, Malraux n’a cependant jamais cessé de vouloir penser la poésie.

Comme romancier, il a poussé le refus du romanesque et de l’intrigue amoureuse jusqu’à celui de l’ordre narratif traditionnel, et il a étrangement baptisé « roman », et non « essai », un dialogue d’idées : La Tentation de l’Occident.

Sa rhétorique d’essayiste a souvent surpris, non seulement, dans les essais sur l’art, par le jeu qu’elle instaure entre texte et image, mais aussi par une pratique déroutante de l’hypothèse et de l’analogie, par la place laissée à la fiction et par un certain lyrisme, moins oratoire que poétique.

Comme mémorialiste, enfin, il a à la fois théorisé et renversé le genre qu’il pratiquait, dans ces Antimémoires, restés sans imitateurs ni disciples.

Il s’agira donc de s’interroger sur le positionnement de Malraux écrivain face aux genres littéraires. On pourra naturellement explorer d’autres pistes que celles que suggère cette brève présentation.



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