

1) marche des parents d'élèves et enseignants de la maternelle (convergence avec l'université) de l'Est parisien : le mardi 26 mai
2) appel du 21 avril des enseignants du primaire en résistance : pour le mercredi 6 mai
3) soutien aux enseignants "désobéisseurs" sanctionnés : le 7 mai
------------------------------------
1) marche des parents d'élèves et enseignants de la maternelle (convergence avec l'université) de l'Est parisien : le mardi 26 mai
arrondissements concernés : 13e, 18e, 19e, 20e
Marche prévue dans chaque arrondissement, et convergence.
contact : ecoleenlutteparis19-owner@yahoogroupes.fr
[informations détaillées ici]
------------------------------------------------
2) APPEL du 21 AVRIL
des enseignants du primaire en résistance (pour le 6 mai)
A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s'intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d'engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s'enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d'appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.
Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n'abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d'élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !
L'heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l'école de la République. Il n'est pas fatal que cette heure sonne.
C'est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :
- les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l'école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.
- les syndicats à reprendre à leur compte le mot d'ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d'éducation.
- les parents d'élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l'autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.
- les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l'éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l'université.
- les élus à s'engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.
Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l'insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l'école publique et défendre l'intérêt de l'enfant avant tout au sein d'une école du progrès pour tous.
Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l'Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l'Education Nationale ait jamais connu.
La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !
Mouvement des enseignants en résistance pédagogique
fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l'avenir de l'école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
----------------------------------------
3) Le collectif des désobéisseurs et désobéisseuses parisien sera présent pour un
point fixe place de la Sorbonne lors de la manifestation du 1er mai pour un
point fixe où seront diffusés tracts, informations et même un très joli pin's
concernant notre lutte afin de mettre en oeuvre la solidarité financière.
N'hésitez pas à y passer !
Fred
Texte du tract qui sera diffusé
:
Solidarité avec les instits désobéissants
Depuis l'année
dernière, par des mouvements de grèves, des manifestations, des actions
réunissant parents et enseignants, des enseignants des écoles primaires de toute
la France, largement soutenus par les parents d'élèves, refusent les
contre-réformes destructrices imposées par une poignée de décideurs du ministère
de l'Éducation Nationale..
Ces réformes visent à démanteler peu à peu le
service public d'éducation, par les suppressions de postes, la mise en place de
nouveaux programmes incohérents et rétrogrades, le fichage des élèves et de
leurs familles (Base Élèves), des évaluations nationales contraires aux intérêts
des enfants (classement, stress, fichage). Enfin, la réduction de la semaine
scolaire, et son remplacement par 30 minutes journalières de "soutien scolaire"
est un alibi pour supprimer les 3000 postes d'enseignants spécialisés (RASED),
chargés, justement, de la prise en charge de la "difficulté scolaire"! Ce n'est
en aucun cas une réponse appropriée au problème vaste et lourd des difficultés
d'apprentissage.
Face à l'arrogante indifférence de notre ministre, nous
sommes plus de 2500 en France à avoir choisi, en toute conscience, de désobéir Ã
ce qui nous semble contraire aux intérêts des élèves et à notre vision du métier
d'enseignant.
Ainsi, à Paris, nous étions plusieurs centaines à déclarer
notre refus de mettre en place cette pseudo aide personnalisée . Les pressions
des inspecteurs de circonscription, les menaces de l'inspection académique, ont
finalement abouti, pour 16 enseignants parisiens, à des sanctions financières
allant de 5 Ã 10 jours de retrait de salaire au mois d'avril, soit entre 400 et
800 euros.
Ce qui est sanctionné, ce n'est pas notre refus de mettre en
place cette « aide » : par la suppression des RASED, l'état nous montre le peu
de souci qu'il a des élèves en difficulté. On nous sanctionne pour oser
continuer à faire entendre une parole de refus, alors que notre hiérarchie
aimerait tant pouvoir affirmer que les réformes sont appliquées sans vagues,
avec le soutien de tous. Nous voulons simplement mettre en cohérence nos idées
et nos actes, et nous ferons en sorte qu'aucun enseignant n'ait à subir la
moindre perte de salaire.
Soirée de solidarité avec les instits
sanctionnés
le jeudi 7 mai 2009 au 33, rue des Vignoles. Paris
20ième
18h00 : accueil, projection
19h30 : LOS TRES
PUNTOS en concert (Ska)
Le concert sera suivi d'un repas
Entrée et
repas à prix libre en soutien aux désobéissants
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)