

André Frénaud, "La négation exigeante". Colloque de Cerisy 15-21 août 2000
sous la direction de Marie-Claire Bancquart
Le Temps qu'il fait, 2004, 29
Présentation de l'éditeur:
Ce livre est publié dix ans après la disparition d'André Frénaud. Il est constitué par les interventions d'écrivains, artistes et universitaires de diverses nationalités et qui appartiennent à toutes les générations, depuis les anciens compagnons et amis de Frénaud jusqu'à de jeunes chercheurs intéressés par son uvre. La richesse de celle-ci est telle que les différents points de vue abordés dans ce livre ne font qu'ouvrir des voies. André Frénaud est un des plus grands poètes français de la seconde moitié du vingtième siècle, de l'avis de tous ceux qui connaissent son uvre. Le paradoxe est qu'elle ne soit jusqu'à présent pas aussi répandue que celle d'un René Char ou d'un Henri Michaux, mais c'est à vrai dire un paradoxe apparent. D'abord, André Frénaud n'a fait partie d'aucune organisation confessionnelle ou politique. Il y fut réfractaire dans tous les sens du terme. Détaché du catholicisme de sa jeunesse, il fut aussi l'un des rares à s'aviser très tôt des dangers du communisme stalinien, au moment où tant d'intellectuels français avaient été tentés par lui. S'il fut lié à beaucoup d'écrivains et d'artistes, Frénaud ne fit non plus partie d'aucune école constituée ; l'existentialisme et le structuralisme, par exemple, ont retenu son attention, mais n'ont pas emporté une adhésion de sa part. Il s'offre donc au lecteur dans une certaine solitude, et dans une tension personnelle qui contribue à le rendre singulier, d'un premier contact non dénué d'âpreté. Le lecteur entre dans une oeuvre dont le premier poème est une " Épitaphe ", et dont l'auteur a déclaré : " Je me suis inacceptable ". Attaché à sa Bourgogne natale, mais sans que certes on puisse faire de lui en aucune façon un poète " régionaliste ", incroyant, mais amoureux de l'art chrétien et grand lecteur des mystiques, tendre mais rugueux, hanté par le néant mais amateur des beautés et des dons de ce monde, Frénaud se présente tel qu'il est, sans concession ni faux semblant.
O. Rosenthal, Ils ne sont pour rien dans mes larmes
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage
M. Bandello, Novelle / Nouvelles III, 2e part., VI-XXXVIII
J. Pigeaud, Les Loges de Philostrate
L. Bolard, Le voyage et le séjour des peintres en Italie au XVIIe s.