


Alain Romestaing, Jean Giono, le corps à l'oeuvre, Paris : Honoré Champion, coll. "Littérature de notre siècle" n° 38, 2009, 448 p.
Présentation de l'éditeur :
Cette étude s'emploie à montrer le rôle
déterminant du corps dans l'ensemble de l'oeuvre de Jean Giono. Elle
procède du constat de la dimension très incarnée des créatures et de la
création gioniennes, propose un éclairage englobant les différentes "
manières " de l'auteur, dont elle confronte en outre le travail à
certains enjeux théoriques de la littérature du XXe siècle. Car Gion
o n'est pas seulement un écrivain en réaction contre l'évolution
mécanique, meurtrière et moderniste de son époque. Son ancrageoriginel
dans une civilisation paysanne privilégiant le sensoriel ne l'enferme
pas dans une louange nostalgique. Son pacifisme exacerbé par deux
guerres mondiales ne l'empêche pas de reconnaître et de sonder
l'inhumain au coeur de l'humain. Enfin son attach
ement aux formes traditionnelles du roman (l'auteur, les personnages,
la fiction) n'exclut nullement la lucidité critique et des jeux
narratifs virtuoses. C'est en artiste sans esprit de sérieux que Jean
Giono raisonne sur la condition terrestre d'individus écartelés entre
leur désir de se fondre dans le monde et leur discontinuité, et c'est
en romancier jouisseur qu'il explore les limites de la littérature :
c'est en créateur incarné qu'il interroge son rapport au réel. Le corps
est constamment à l'oeuvre dans l'univers de Giono parce qu'il est
l'objet de descriptions fascinées et le thème privilégié d'une
narration qu'ilnourrit tout en la bouleversant. Il travaille à mettre
au monde les personnages et l'auteur, mais il les y oppose aussi bien,
en se plaçant à l'envers de la plénitude de l'univers, du côté du
néant, à l'envers du réel auquel l'imaginaire tend à se substituer et à
l'envers de la parole qu'il confronte à son impuissance. Le corps est
au principe de l'oeuvre gionienne parce qu'il y condense l'incessante
remise en jeu du réel par l'écriture et de l'écriture par le réel.
A. Alciato, Il libro degli Emblemi, secondo le edizioni del 1531 e del 1534
Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma
I. Mons, Lou Andreas-Salomé. En toute liberté
N. Redouane, Lecture(s) de Rachid Mimouni
Chr. Martin (dir.), Fictions de l'origine (1650-1800)
C. Meyer-Plantureux, Romain Rolland - Théâtre et engagement
C. Aliberti, Du spasme existentiel à la quête de rédemption
M. Kadima-Nzuji, Théâtre et destin national au Congo-Kinshasa - 1965-1990
Jean-Yves Tadié, Le lac inconnu - Entre Proust et Freud
N. Frogneux (dir)., J. Patocka. Liberté, existence et monde commun
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage
M. Bandello, Novelle / Nouvelles III, 2e part., VI-XXXVIII
J. Pigeaud, Les Loges de Philostrate
L. Bolard, Le voyage et le séjour des peintres en Italie au XVIIe s.
J. N. Bremmer, La religion grecque (rééd.)
H. M. Enzensberger, Culture ou mise en condition ?
Diderot, Est-il bon? Est-il méchant?, éd. P. Frantz (FolioThéâtre)