Fabula, la recherche en littérature (actu)

A. Romestaing, Jean Giono, le corps à l'oeuvre

Parution livre

Parution : 27 avril 2009.

Information publiée le mercredi 29 avril 2009 par Florian Pennanech



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Alain Romestaing, Jean Giono, le corps à l'oeuvre, Paris : Honoré Champion, coll. "Littérature de notre siècle" n° 38, 2009, 448 p.

  • ISBN-13 : 978-2-7453-1769-8
  • Prix : 80 €

Présentation de l'éditeur :

Cette étude s'emploie à montrer le rôle déterminant du corps dans l'ensemble de l'oeuvre de Jean Giono. Elle procède du constat de la dimension très incarnée des créatures et de la création gioniennes, propose un éclairage englobant les différentes " manières " de l'auteur, dont elle confronte en outre le travail à certains enjeux théoriques de la littérature du XXe siècle. Car Gion o n'est pas seulement un écrivain en réaction contre l'évolution mécanique, meurtrière et moderniste de son époque. Son ancrageoriginel dans une civilisation paysanne privilégiant le sensoriel ne l'enferme pas dans une louange nostalgique. Son pacifisme exacerbé par deux guerres mondiales ne l'empêche pas de reconnaître et de sonder l'inhumain au coeur de l'humain. Enfin son attach ement aux formes traditionnelles du roman (l'auteur, les personnages, la fiction) n'exclut nullement la lucidité critique et des jeux narratifs virtuoses. C'est en artiste sans esprit de sérieux que Jean Giono raisonne sur la condition terrestre d'individus écartelés entre leur désir de se fondre dans le monde et leur discontinuité, et c'est en romancier jouisseur qu'il explore les limites de la littérature : c'est en créateur incarné qu'il interroge son rapport au réel. Le corps est constamment à l'oeuvre dans l'univers de Giono parce qu'il est l'objet de descriptions fascinées et le thème privilégié d'une narration qu'ilnourrit tout en la bouleversant. Il travaille à mettre au monde les personnages et l'auteur, mais il les y oppose aussi bien, en se plaçant à l'envers de la plénitude de l'univers, du côté du néant, à l'envers du réel auquel l'imaginaire tend à se substituer et à l'envers de la parole qu'il confronte à son impuissance. Le corps est au principe de l'oeuvre gionienne parce qu'il y condense l'incessante remise en jeu du réel par l'écriture et de l'écriture par le réel. 


Url de référence :
http://www.honorechampion.com/



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