

Motion votée par le C.A. de L'Université de Paris 3
Le Conseil d'Administration de l'Université ne peut ignorer
les profondes perturbations qui ont affecté le semestre, et, par là -même,
l'ensemble des étudiants, que certains de leurs cours se soient ou non tenus.
Il sait qu'un apprentissage efficace demande la sérénité et des échanges
réguliers, et il déplore, une nouvelle fois, que la politique du gouvernement
face aux critiques unanimes de la communauté universitaire ait empêché ces
conditions d'être réunies. Il rappelle aussi que seule la tenue des examens
permet d'assurer une validation effective du semestre, sur des bases légitimes
et légales. Mais il entend aussi les craintes dont font état différentes voix
au sein de l'université, dont les assemblées générales, et il souhaite y
répondre.
En conséquence, le CA rappelle les principes qui ont fondé les décisions des
différents conseils depuis le début du mouvement, ainsi que les dispositifs
concrets mis en oeuvre pour garantir l'égalité de traitement et la
non-pénalisation des étudiants, dans le processus d'évaluation des
connaissances.
Un aménagement du calendrier a été décidé par le CA du 6 mai, et diffusé Ã
l'ensemble des étudiants de licence par courrier postal le 13 mai. Il
correspond à la volonté d'organiser la meilleure validation possible du
semestre, compte tenu du contexte, et à accompagner les étudiants avec la plus
grande attention. Le CA rappelle aux enseignants et aux étudiants que les
épreuves se tiendront sur la base de contenus adaptés et aménagés. La tenue de
la deuxième session du deuxième semestre au mois de septembre, qui s'effectuera
sur la base des mêmes contenus aménagés que celle de mai, est une garantie
supplémentaire en ce sens, via les dispositifs de soutien mis en place jusqu'au
11 juillet. L'université apportera des solutions aux problèmes que les
étudiants pourraient rencontrer, en particulier en ce qui concerne les
inscriptions dans de nouvelles formations ou la situation des étudiants
étrangers et en programme d'échange.
En ce qui concerne l'égalité de traitement et la non-pénalisation des étudiants
lors des examens, le CA rappelle tout d'abord que l'anonymat des copies sera
garanti. Par ailleurs, il demande aux composantes de l'université d'organiser,
avant et après les examens, les formes de médiation, impliquant les enseignants
et les étudiants, adaptées au traitement des difficultés qui pourraient
survenir. Les jurys pourront ainsi avoir pleine connaissance de ces éventuels
problèmes avant de statuer.
Motion votée par l'Assemblée générale des enseignants-chercheurs du 18 Mai 2009
Nous, enseignants de l'université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, sommes en lutte depuis le 26 janvier pour dire notre refus des contre-réformes extrêmement dangereuses que le gouvernement tente de nous imposer. Nos étudiants, depuis le début, se battent à nos côtés pour les mêmes objectifs et contre les mêmes adversaires.
Sous des formes diverses, nous avons suspendu nos enseignements habituels et il est évident aujourd'hui que nous ne pourrons pas, comme s'il ne s'était rien passé, organiser les examens de fin de semestre et évaluer nos étudiants sur des connaissances que nous n'avons pas transmises ou que nous n'avons transmises qu'à certains d'entre eux. Il nous apparaît cependant injuste que les étudiants soient pénalisés par le mouvement social en cours, qu'ils s'y soient associés ou qu'ils l'aient subi.
Le Conseil d'administration, par ses déclarations publiques, a garanti la valeur des diplômes que nous délivrerons cette année. Il nous appartient à présent, en tant qu'enseignants engagés dans un mouvement de lutte, d'offrir à nos étudiants un certain nombre de garanties d'équité pour que l'évaluation de fin de semestre puisse se dérouler dans la sérénité et la confiance mutuelle. Nous nous engageons solennellement devant eux :
A participer activement aux jurys dont nous sommes membres A vérifier que les évaluations effectuées correspondent à des contenus transmis à tous les étudiants et qu'elles tiennent compte des conditions particulières de ce semestre A demander l'explication de chaque note au-dessous de la moyenne A recevoir individuellement, avant que le jury ne délibère, tout étudiant qui n'aurait pas les notes suffisantes pour que son semestre soit validé et qui en ferait la demande Au cas où un étudiant aurait été lésé, à utiliser les notes de nos propres enseignements comme variables d'ajustement pour compenser ce préjudice A éviter autant que possible de renvoyer un étudiant à la session de rattrapage, fixée cette année en septembre A refuser de signer le procès-verbal du jury si un seul étudiant a été lésé du fait du mouvement de grève A participer à la Commission de veille et de médiation afin qu'une garantie de justice soit obtenue dans toutes les composantes.
Cette évaluation de fin de semestre est pour nous une étape de la lute que nous continuons à mener contre les réformes en cours.
Motion de la 21e section du CNU sur l'évaluation des enseignants-chercheurs (2/2/12)
"La fausse autonomie universitaire", par P. Jourde (blog BibliObs)
L'enseignements des lettres classiques à la rentrée 2012 (motion CNARELA du 14/01/12)
Pétition contre la criminalisation d'un canular et du mouvement social à l'Ens (février 2012)
"IUFM : Après le démantèlement, l’éradication", par J.-L. Auduc (cafepedagogique.net)
"Ne bradons pas les diplômes de licence!" (tribune, Le Monde, 19/1/12)
"Les Célébrations nationales 2012 inaugurées par une polémique", par P. Assouline (blog)
Fondation Copernic, L'éducation nationale en danger
"Libraires épuisés", par V. Chabault (lavidesidees.fr)
Lettre du président de la région Languedoc-Roussillon aux responsables de "ses" universités
"La face cachée de l'autonomie des facs": l'exemple de l'UPPA (L'Humanité, 6/1/12)
"Étudiants étrangers: pourquoi le gouvernement a reculé", par M. Bellan (Lesechos.fr, 26/12/11)
"Quand Gallica vend du porno…" (BibliObs)
"L'université est universelle": pétition contre la circulaire Guéant (21/12/11)
Dialogue rompu au sein du CA de l'Université de Haute-Alsace (DNA, 19/12/11)