


Alain Cabantous, Histoire de la nuit
Fayard
EAN13: 9782213631400
Parution: 04/03/2009
Nb de pages: 396 pages
Prix: 26 euros
Présentation de l'éditeur:
Dans
l'Europe des Temps modernes, la nuit, c'est une absence de lumière qui
a (très) partiellement partie liée avec l'horloge biologique. En effet,
c'est surtout en s'ajustant à nos rythmes internes que le jour
s'apparente à la veille et la nuit au sommeil. Et c'est pourtant elle
qui resta longtemps la mesure du temps quotidien, de la Scandinavie Ã
la péninsule italienne. Simultanément, cette noirceur des paysages se
peuple de présences innombrables, s'investit de lieux mythiques, se
remplit de croyances et d'imaginaires, induit une autre manière d'être
au monde, une autre façon d'appréhender le sensible, proche ou
lointain. Absence-présence, tel quel, ce couple constitue l'une des
contradictions qui surgissent lorsque l'on tente d'appréhender la nuit.
Espace
et temps, la nuit l'est tout ensemble. Certains l'assimilent à une
frontière, voire à une « dernière frontière » à conquérir. Notion
éminemment spatiale qui renvoie à la fois à cette volonté humaine de
remplir la totalité d'un environnement et à des perceptions inconnues
de l'espace qu'impose l'effacement de la lumière. La nuit induit encore
un système de représentations et de pratiques qui peuvent aussi bien
s'affronter que se soutenir. Ainsi les visions négatives de la
dangereuse et angoissante « nocturnité » conduisent-elles à la prise de
mesures successives pour assurer l'ordre urbain. En tout cas, la
relation complexe et la confrontation de ces deux éléments font de la
nuit un objet en construction permanente, loin d'une image où les rôles
seraient définitivement édictés entre l'action diurne et le repos
nocturne. Ainsi, la nuit n'est sûrement pas l'envers du jour. Elle est
un autre temps qui possède des particularités essentielles non
transposables.
L'auteur:
Professeur d'histoire moderne à l'université de Paris I-Panthéon-Sorbonne, Alain Cabantous est un historien reconnu du rapport entre les sociétés et les cultures occidentales des xviie et xviiie siècles. Auteur d'importants travaux sur les communautés maritimes : Les Côtes barbares (1993), Le Ciel dans la mer (1990), il a élargi sa réflexion à des domaines touchant l'ensemble des populations, avec, par exemple, L'Histoire du blasphème en Occident (1998), Entre fêtes et clochers. Profane et sacré dans l'Europe moderne (2002). Il a enfin co-dirigé avec André Lespagnol et Françoise Péron, Les Français, la terre et la mer (2005).
Verlaine, Romances sans paroles (éd. Arnaud Bernadet)
Sandrine Dubel et Alain Montandon (dir.), Mythes sacrificiels et ragoûts d'enfants
Jules Verne, Voyages extraordinaires (éd. J.-L. Steinmetz)
T. Karsenti, Le Mythe de Troie dans le théâtre français (1562-1715)
J. Verne, Les Enfants du capitaine Grant – Vingt mille lieues sous les mers
S. Courant, Approche anthropologique des écritures de voyage
M. Bandello, Novelle / Nouvelles III, 2e part., VI-XXXVIII
J. Pigeaud, Les Loges de Philostrate
L. Bolard, Le voyage et le séjour des peintres en Italie au XVIIe s.
J. N. Bremmer, La religion grecque (rééd.)
H. M. Enzensberger, Culture ou mise en condition ?
Diderot, Est-il bon? Est-il méchant?, éd. P. Frantz (FolioThéâtre)
S. A. Terlemez, Théâtre innommable de Samuel Beckett
Lu Jiuyuan et Zhu Xi, Une controverse lettrée - Correspondance philosophique sur le Taiji
Frédéric Bialecki (dir.), La culture générale par les films
J. Ruskin, La Nature du gothique
J.-Fr. Corpataux, Le Corps à l'oeuvre
Ch. Méla, Variations sur l'amour et le graal
Z. Hakim, Fictions déjouées
A. Vauchez, Prophètes et prophétisme
J. Maurel, La bête qui pense. V. Hugo, âne de génie
D. Berton-Charrière (dir.), Témoigner, de la Renaissance aux Lumières