

[ Agenda
militant ]
Une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle est organisée le 27 mai 2010 par la cgt, la cfdt, la fsu, l'unsa et solidaires, rejoints par la cftc et l'Unef. Lire les appels ici et là et là, et au bas de cette page.
Les syndicats de l'enseignement supérieur appellent à la mobilisation le 27 mai 2010 .
21 organisations de jeunesse appellent
ensemble les jeunes à participer à la journée de mobilisation du 27 mai: http://retraites-jeunes.net/
Voir aussi la page Mobilisation contre la mastérisation en mai 2010.
Autres listes à consulter: LISTE DE LA FSU, CARTE établie par la CFDT.
Les syndicats de l'enseignement supérieur appellent à la mobilisation le 27 mai:
"ENSEIGNEMENT SUPERIEUR-RECHERCHE : POUR LES SALAIRES, L'EMPLOI ET LES RETRAITES LE 27 MAI Dans le contexte de la crise mondiale, et du chantage organisé en Europe par les marchés financiers contre les Etats, la situation économique et sociale se dégrade rapidement avec une augmentation du chômage et de la précarité, des difficultés de pouvoir d'achat, une aggravation des conditions de travail et de nombreux cas de souffrance au travail pour les salariés tant dans le public que dans le privé.
Instrumentalisant la crise grecque, le Premier Ministre a annoncé pour les trois ans à venir : un gel en valeur des dépenses publiques, la baisse des dépenses de fonctionnement (-10 % en 3 ans) et la poursuite du non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant en retraite dans l'ensemble de la fonction publique. L'éducation, la santé et la protection sociale seront encore sacrifiées. Valérie Pécresse a confirmé aux organisations syndicales reçues l'engagement du Premier Ministre de ne pas supprimer d'emploi en 2011 dans l'enseignement supérieur et la recherche sans s'engager au-delà. Mais, le recours de plus en plus massif à des personnels précaires montre l'énorme besoin de création de postes De plus, les risques sont grands de voir l'Etat opérer des coupes sombres dans le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche, obliger les établissements à assurer de plus en plus la couverture de leurs dépenses par des ressources propres et renforcer le pilotage de la recherche.
Lors du « sommet social » du 10 Mai, aucune mesure nouvelle n'a été annoncée pour le pouvoir d'achat des plus modestes, pour une relance d'une politique créatrice d'emplois notamment industriels respectueux de l'environnement, ou pour une fiscalité plus juste. Dans le document d'orientation gouvernemental sur la réforme des retraites rendu public le 16 Mai, « Travailler plus longtemps », tel est le remède présenté aux syndicats et au patronat. Le gouvernement confirme ses orientations précédentes dangereuses tant pour les salariés du public que ceux du privé : reculer l'âge légal de la retraite ou/et augmenter la durée de cotisation. Il ferme les autres hypothèses, alors que la crise aggrave le chômage et la précarité. Le gouvernement ne prend pas en compte les demandes fortes du mouvement social, même s'il doit concéder le principe d'une contribution financière spécifique sur les hauts revenus et les revenus du capital. Et la concertation spécifique Fonction Publique n'est accompagnée d'aucun engagement sur le maintien de la référence aux six derniers mois.
Les organisations soussignées partagent, avec les fédérations de fonctionnaires CFDT, CGT, CFTC, FSU, Solidaires et UNSA, les objectifs suivants : donner la priorité à l'emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d'achat, réduire les inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l'emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte des impératifs écologiques et par des services publics de qualité. A ces conditions, on peut assurer la pérennité et le devenir de notre système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle.
Les organisations soussignées rappellent qu'elles revendiquent une réforme des retraites visant l'amélioration de celles-ci pour tous, tant pour le Code des pensions que pour le régime général, avec notamment : droit à partir à 60 ans avec une pension à taux plein, d'un montant de 75% du salaire moyen des six derniers mois, pour les fonctionnaires au lieu de l'augmentation prévue de la durée de cotisation, maintien et amélioration des droits des femmes, indexation des pensions sur les traitements eux-mêmes indexés sur les prix. Elles demandent que la situation particulière des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche entrant très tardivement dans le métier et après de longues périodes de précarité soit prise en compte. Cela suppose notamment la prise en compte des années d'études, des années de thèse, des périodes de travail à l'étranger, des vacations ...
Alors que les jeunes ont les plus grandes difficultés à trouver un emploi tant dans le public que dans le privé et que la précarité tend à se généraliser dans les établissements d'enseignement supérieur et les organismes, les organisations soussignées refusent que l'on contraigne les plus âgés à rester au travail plus longtemps pour espérer une retraite décente, ce qui augmenterait encore le chômage des jeunes.
Pour ces raisons, dans le cadre unitaire décidé, les organisations soussignées appellent les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche à la journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai. Elles appellent leurs organisations locales à se rencontrer et à décider de modalités d'organisation permettant de rendre visibles les revendications du supérieur et de la recherche. Les organisations soussignées proposent l'organisation dans les défilés de cortèges communs aux syndicats de l'ESR avec le mot d'ordre ou/et des banderoles :
Les manifestations annoncées :
Paris - 14 h de Denfert à Bastille
(rendez-vous
autour du ballon Enseignement Supérieur-Recherche)"
FSU (SNESUP - SNCS - SNASUB -
SNEP)
CGT (FERC-SUP - SNTRS)
UNSA (SUP'RECHERCHE - SNPTES)
CFTC Recherche
SOLIDAIRES (Sud Recherche EPST)
UNEF
Journée nationale de mobilisation le 27 mai Emploi, salaires, retraite : tous mobilisés, rassemblés et exigeants ! Communiqué commun des organisations syndicales : CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA
Dans un contexte économique et social caractérisé par une situation de l'emploi dégradée, des difficultés de pouvoir d'achat et une aggravation des conditions de travail pour de nombreux salariés, dans le public et dans le privé, en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA réaffirment que la sortie de crise passe par des politiques publiques en faveur d'une relance économique intégrant la satisfaction des besoins sociaux.
Avant même que le Président de la République ne réunisse un "sommet social" le 10 mai 2010, le Premier ministre annonce un gel des dépenses de l'Etat pour les 3 ans à venir. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA condamnent cette annonce et considèrent que la réduction des déficits ne peut être envisagée sans assurer la cohésion sociale et la réduction des inégalités, en particulier par une fiscalité plus redistributive.
Donner la priorité à l'emploi stable, améliorer les salaires et le pouvoir d'achat, réduire les inégalités, réorienter la fiscalité vers plus de justice sociale, investir pour l'emploi de demain par une politique industrielle prenant en compte les impératifs écologiques et par des services publics de qualité restent nos objectifs communs.
Concernant les retraites, elles rappellent que l'emploi "en quantité, en qualité et qualifié, reconnu et valorisé" doit devenir une priorité dans les entreprises et les administrations pour redonner du sens au travail, à la société toute entière. C'est une source de financement incontournable pour assurer le devenir et la pérennité de notre système de retraites par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle. Une plus juste répartition des richesses, la réduction des inégalités, l'égalité entre les Femmes et les Hommes au travail s'imposent aussi pour garantir à tous un bon niveau de vie à la retraite. L'âge légal de départ en retraite à 60 ans doit être maintenu. La pénibilité du travail doit être reconnue et ouvrir des droits à un départ anticipé à la retraite.
La concertation en cours, le calendrier extrêmement serré imposé n'offrent pas une qualité de dialogue social acceptable pour répondre à un tel enjeu de société, d'autant que les seuls éléments de la réforme proposée restent le recul de l'âge légal de départ à la retraite et l'allongement de la durée de cotisation dans un cadre budgétaire constant.
Pour toutes ces raisons et dans un cadre unitaire, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent les salariés, les retraités, les jeunes et les privés d'emploi à une journée nationale de mobilisation le jeudi 27 mai 2010 pour interpeller ensemble les pouvoirs publics, tous les employeurs et peser sur les choix à venir.
Elles appellent l'ensemble de leurs organisations à se rencontrer pour décider, dans les entreprises et lieux de travail, d'actions unitaires de haut niveau donnant lieu à des grèves et des manifestations interprofessionnelles dans les territoires.
Source : http://cgteduc93.free.fr/?Les-organisations-s...
Source : http://www.solidaires.org/article30774.html
TRACT de SOLIDAIRES:
Le gouvernement prépare une grave remise en cause de nos droits à
la retraite. Refusant de s'attaquer aux profits faramineux
des actionnaires, il entend faire payer les salarié-e-s : remise en
cause de la retraite à 60 ans, forte diminution des pensions,
voilà le projet du gouvernement et du patronat !
Surfant sur la « crise grecque », ils annoncent un plan de rigueur,
c'est-à-dire d'autres attaques contre les salarié-e-s, les retraitée-
s, les chômeurs/ses, les jeunes, … pour maintenir et même grossir les
bénéfices des entreprises et la richesse des plus riches !
Gouvernement et patronat s'attaquent à nos
droits à la retraite
Ils affirment que c'est inéluctable pour deux raisons : l'espérance
de vie augmente, il y a de plus en plus de
retraité-e-s, et il n'y a pas d'argent pour financer le système de
retraite. Ils mentent.
L'augmentation de l'espérance de vie est un phénomène
très progressif mais qui dure depuis des siècles ; ça n'a rien
d'exceptionnel aujourd'hui. N'est-ce pas le sens de
l'histoire, du progrès humain, que de bénéficier de
quelques années supplémentaires de retraite, si nous
vivons un peu plus vieux qu'auparavant ? Sans oublier
toutes celles et tous ceux qui meurent au travail ou usé-e-s
par le travail, et n'atteignent pas la retraite…
En 2000, 2 salarié-e-s cotisaient pour 1 retraité-e. En 2040,
il n'y aura qu'1,25 salarié-e pour 1 retraité-e. Certes, mais chaque salarié-e de 2040 produira, pour le même temps
de travail, autant que 2 salarié-e-s de 2000. Il y a donc
largement de quoi payer les cotisations d'1 retraité-e, et
aussi augmenter les pensions, les salaires, diminuer le
temps de travail.
De l'argent, il y en a !
Le Conseil d'Orientation des Retraites estime
qu'en 2050 le besoin de financement des
régimes de retraite serait de 115 milliards
d'euros. Mais le Produit Intérieur Brut sera
alors supérieur à 3 800 milliards d'euros ; soit
1 900 milliards de plus qu'aujourd'hui. Et ce
serait difficile de trouver éventuellement 115
milliards pour nos retraites, dans ces 1 900
milliards supplémentaires ?
Rappelons que le bénéfice des seules
entreprises françaises du CAC 40,
uniquement pour les années 2007 à 2009,
c'est … 212 milliards d'euros !
Il n'y a pas de problème des retraites !
Il y a l'urgence d'une autre répartition des richesses !
Dans le système économique en place, la répartition des
richesses produites collectivement est totalement injuste.
Une partie de ce que qui est produit par celles et ceux qui
travaillent leur est volée, pour enrichir les actionnaires.
Quand le mouvement social est faible, le patronat est plus
fort. Ainsi, ces dernières années, l'inégalité de la
répartition des richesses produites s'est encore renforcée,
au profit des actionnaires, au détriment des salarié-e-s.
Nous avons perdu en salaires, protection
sociale, retraite, ce que patrons et actionnaires
ont gagné en profits supplémentaires
(quasiment 3 fois plus qu'en 1982)
La lutte des classes existe, et le patronat la
mène très efficacement, pour lui. Et si on
inversait la tendance ?
Pour cela, il faut se battre ensemble : salarié-e-s du privé
et du
public, chômeurs/ses, retraité-e-s, jeunes en formation, …
Le gouvernement utilise l'exemple
grec pour nous imposer un plan de
rigueur, mais il ne dit pas qui est
responsable de cette situation !
La crise grecque et maintenant les menaces pesant
sur le Portugal, l'Espagne, l'Italie (aucun pays ne
pouvant d'ailleurs se croire à l'abri), illustrent les
impasses de l'Union européenne (UE). Elle s'est
construite sur la concurrence entre les Etats, sur le
moins disant fiscal et social avec des règles visant à
exclure le plus possible l'intervention politique de
la sphère économique.
Ainsi l'UE s'est dotée de règles strictes en matière
de dette et de déficit public, les fameux critères de
Maastricht, et il est interdit à la Banque centrale
européenne (BCE) de financer les Etats. Ces règles
étaient censées permettre la convergence des
économies des différents pays et faire de l'UE une
zone de stabilité monétaire. Elles ont abouti à leur
contraire. Les trajectoires économiques des pays
ont totalement divergé, l'Allemagne par exemple a
mené une politique d'austérité contre sa
population pour gagner des parts de marché sur
ses voisins européens. Pour rester dans les critères
de Maastricht, les autres doivent faire de même,
réduire le coût du travail… et la spirale du
dumping social continue, sans fin si nous
laissons faire.
Loin d'être une zone de stabilité, l'UE est
aujourd'hui livrée à une spéculation financée, de
fait, par la Banque centrale européenne : les
banques se refinancent auprès d'elle à un taux de
1% pour prêter aux Etats à des taux qui sont allés
jusqu'à 10 % dans le cas de la Grèce.
Et les marchés, comment ils vont ? Pas
mal, et assurément mieux que vous !
A peine les détails de l'attaque sans merci contre le
peuple grec étaient-ils réglés que « les marchés »
connaissaient déjà une importante hausse ;
comment mieux exprimer à quel point le Fonds
Monétaire International et l'Union Européenne
n'ont qu'un but : restaurer de fortes marges de
profits pour les spéculateurs et les actionnaires, en
écrasant les populations si c'est nécessaire.
Il faut casser cette spirale infernale, imposer une
logique différente, basée sur les besoins de la
collectivité, et plus centrée sur les seuls appétits
financiers d'une minorité.
Journée
interprofessionnelle
de grève et de
manifestations
le 27 mai
Déjà, dans plusieurs secteurs professionnels, les
syndicats appellent unitairement à la grève le 27
mai. Les manifestations unitaires s'organisent
dans les départements.
Nous voulons un meilleur régime de retraite
pour tous, pas la régression sociale !
Nous refusons la rigueur pour les
travailleurs/ses, qui ne sert qu'à garantir les
profits d'une infime minorité.
Sans action collective forte des salarié-e-s,
Sarkozy se permet de recevoir 5 confédérations
sociales pour ce qu'il appelle un « sommet
social » où les seules décisions annoncées sont
l'abandon de quelques mesures qui aidaient un
peu les plus démuni-e-s !
Notre force le 27 mai aura des conséquences
sur le niveau des attaques du projet de loi sur
les retraites que le gouvernement publiera
quelques jours plus tard.
Beaucoup de grévistes et de manifestant-e-s le 27 mai, c'est
indispensable pour
travailler à une suite. Pour l'Union syndicale Solidaires, réussir une
journée d'action
n'est pas une fin en soi ; mais c'est indispensable aujourd'hui pour
créer les
conditions d'un mouvement plus long, pour gagner.
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